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Après la guerre, beaucoup de héros se présentent - [TOUT LE MONDE 8D]

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Liliaceaeavatarprofil +
MessageSujet: Après la guerre, beaucoup de héros se présentent - [TOUT LE MONDE 8D] Dim 11 Déc - 10:09

Spoiler:
 
    Pour une fois, le ciel était bleu et des nuages lourds et blancs reposaient. D’ordinaire, le refuge des pirates ressemblait davantage à un repère de brigands ou à un endroit hanté. Peter avait fait du beau travail, ça ne lui ressemblait pas vraiment de faire autant d’effort pour accueillir les gens. Lili se doutait qu’il se cachait une raison plus noire, une raison cachée, distordue. Mais elle était tellement préoccupée par ses propres choix, sa propre histoire qu’elle n’avait pas cherché à connaître l’humeur du Maître.

    Cette histoire de bal, c’était bien la première fois qu’elle en entendait parler. En même temps, il y a peu, tout le monde était trop occupé pour se demander où on allait bien pouvoir mettre les invités. C’était encore un temps – le Temps ! – où personne ne se posait de question lorsque les nuages servaient d’oreillers et que le bleu du ciel était aussi courant que les visites de Wendy.

    Oui oui, Wendy. W-E-N-D-Y. Il n’y avait plus qu’un seul être maudit dans la stratosphère et cet être c’était Peter Pan. Wendy avait tout simplement grandi, comme les enfants de Neverland auraient du le faire. Les Enfants Perdus de Peter étaient réellement perdus, entre le vrai et le réel. Ils étaient jeunes, encore, mais combien de temps accepteraient-ils encore d’être les jouets de Peter ? Lili se posait souvent la question. Sans l’ultime trahison – qui n’en était plus une -, comment auraient-ils tourné ? Auraient-ils voulu rentrer, devenir des adultes, faire ce qui était normal ? Y aurait-il eu une révolte, non plus contre le Capitaine, mais contre leur Maître à tous, Peter Pan lui-même ?

    Est-ce qu’un jour Peter acceptera la fatalité ? Est-ce qu’il lui est possible de vieillir plus ? Sont-ils condamnés, elle et Peter, à errer avec l’apparence de jeunes adultes jusqu’à la fin des temps ? Jusqu’où Neverland va aller ? Y a-t-il une fin ? Depuis combien de temps sont-ils là, protégés par le cocon de leur monde, emprisonnés ?

    C’était le cerveau remplit des images de sa rencontre avec Wendy, le Mythe et son mari, le plus Légendaire encore, Capitaine Hook. Ils lui avaient posé tout un tas de questions, comment allait Margaret, évidemment, une centaine de fois. Et, plus étonnant, Wendy avait voulu entendre parler d’elle, de Lili la Tigresse. Elle avait dit, oh ce n’était un secret pour personne, que Michael en pinçait pour toi. Mais impossible de se souvenir du Michael en question. C’est à partir de là que le Temps a gêné Liliaceae.

    Quel âge avait Michael ? Oh, encore jeune, la trentaine. Mais quel âge avait Lili ? Etait-elle encore jeune, ou son apparence n’était qu’une illusion ? Elle avait l’impression d’avoir tellement vécu, mais elle venait à peine de perdre son peuple, ses espoirs. À peine ? Était-ce arrivé il y a des jours, des semaines, des années ?
    Des gens se tiendraient bientôt là. Une foule entière se dandinerait par ici. Le vent balaya les questions sans fin de Liliaceae comme un ballet de feuilles mortes.

    C’était Clochette qui avait choisi la robe. Tenue de rigueur. Toutes ces paillettes, pour qui ? Pour quoi ? Stop les questions. Assez.

    Clochette avait assuré, elle est parfaite, tu es suffisamment à l’aise, non ?

    Lili se tenait sur le mât, et sa robe ne la gênait pas trop, alors elle supposait qu’elle était à l’aise. Les vêtements n’avaient jamais été sa tasse de thé, de toute manière. Et en un laps de temps si court, Clochette avait réussi à l’engoncer dans deux robes ! Elle l’avait frottée, également. Sa peau sentait le savon et les animaux ne la reconnaissaient plus. Ils s’éloignaient à son approche. Son odeur boisée, ses pieds croûtés et ses bras poussiéreux lui manquaient.

    Mais Peter était le Maître et Peter n’aurait jamais accepté qu’une souillon vienne gâcher sa réception. Or, Lili avait à tout prix besoin de se faire voir. Elle avait de tels projets que de l’aide extérieure ne serait pas superflue. Elle qui n’avait jamais rencontré personne, elle en avait déjà mal à la tête : il faudrait parler, sourire, parler et… eurk, sourire.

    Elle grimaça et se laissa glisser le long du rondin de bois quelques centimètres de plus. Elle entendit un déchirement, leva les yeux et observa un pan de sa roba voler au-dessus d’un crochet. Maudite soit cette robe. Le tissu la grattait et elle venait d’y faire un trou. Sa ceinture était décousue, et menaçait de faire tomber le jupon. Alors, Lili arracha une manche, puis l’autre et les enroula autour de sa taille. Ils n’y verraient que du feu.
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Peter Panavatarprofil +
MessageSujet: Re: Après la guerre, beaucoup de héros se présentent - [TOUT LE MONDE 8D] Dim 18 Déc - 10:57

Cela n'avait pas été une mince affaire que de rendre un aspect reluisant à Neverland. Le temps y était de nouveau radieux et brillant, les effluves de la forêt rafraîchissante et il avait mis à contribution pratiquement tous les habitants des différents districts du pays. Les sirènes avaient été les plus actives : la promesse de séduire des étrangers rendaient leurs excitations difficiles à contenir.
Mais le résultat était probant. Neverland se dressait sous des nuages clairvoyants avec l’éclat des jours heureux.

Comme si Wendy et Hook n'avait jamais existé. Comme si l’on pouvait encore voir le feu du campement indien encore bruler au cœur de la forêt. Comme si Peter lui-même n’avait pas malencontreusement grandit et était resté cet éternel garçon au rire facétieux et à la fossette mutine.

Et c’était exactement ce que Peter désirait. Donner le change. Montrer que Neverland était prospère, calme, détendu et riche. Un univers de délice où le Temps n’avait cours. Ici, ils n’étaient pas bloqué sur quatre de l’heure de l’après-midi ; ici, il ne faisait pas toujours une nuit noir et rouge ; ici, les saisons pouvaient s’alterner de manière indéfini en gardant leurs charmes.

Ce bal organisé, c’était une publicité de tour operator.

Peter survola sans esquisser le moindre sourire la forêt saupoudré d’une fine couche de poussière argentée (merci Tink). Les portails entre les mondes étaient ouvert et Peter se prit à regretter de ne pas profiter de cette opportunité. Mais les choses devaient se faire autrement.
Un éclat inconnu sur le pont principal du bâteau le plus large et précieux de la flotte pirate (c’était là où le bal se déroulait) attira son regard et il vola silencieusement jusqu’à la silhouette brune avant de poser avec légèreté un pied au sol.

Les longs cheveux noirs et épais ne faisaient aucun doute.

Le reste, oui par contre.

« Lili ? » demanda t’il en fronçant les sourcils.

Lili dans une robe de gala, engaussée dans des paillettes d’or qui se reflétait sur sa peau metissé, sans tâches, sans herbes dans ses cheveux brillants, sans terre sur ses joues meurtries.

Elle était..

« Je ne t’ai jamais vu aussi... propre. »

Peter n’était pas certain d’aimer. Ce portrait lui était inconnu. Princesse Lili du peuple Peau-rouge dans des vêtements endimanchés le mettait mal à l’aise. Belle, elle l’était mais c’était inhérent à sa personne et les vêtements avaient peu d’impact sur ce sujet. Mais habillée ainsi elle lui échappait. C’était comme si elle n’était plus originaire de Neverland. Comme si...

Des vêtements que Wendy n’aurait pas dédaigné.

Son visage se contracta sous le coup de l’émotion subite avant de reprendre un masque neutre. La réalisation avait serré la cage thoracique de Peter abruptement. Wendy ne devait pas gâcher les évènements d’aujourd’hui. Il fallait être concentré. Il fallait ne montrer aucune faiblesse.
Un éclat de colère contenu passa rapidement dans le regard cobalt du jeune homme avant de mourir dans un souffle.

Non, aujourd'hui, il n'y aurait ni de Hook ni de Wendy.

« Prête à accueillir le reste du monde princesse ? » fit Peter à haute voix en tendant une main froide vers la jeune femme avant de l’attirer un peu plus près de lui. « Un seul faux pas Lili, et tu finis au crocodile ce soir même en guise d’amusement. » souffla t’il d’un ton menaçant au creux de son oreille.

Il déposa un baiser sec sur sa paume devenu étrangement douce avant de se tourner vers la porte de lumière. Un grésillement familier.

Apparemment les premiers invités arrivaient.
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MessageSujet: Re: Après la guerre, beaucoup de héros se présentent - [TOUT LE MONDE 8D] Sam 24 Déc - 1:37

Spoiler:
 

    Un battement d’aile. Deux battements d’aile. Trois battements d’aile. Qu’il était beau, qu’il était magique ce papillon à pouvoir voler. Alice regardait un de ses petits insectes volants de couleur dorée qui voltigeait dans la pièce. Elle se leva de son siège et le suivit, les bras tendus vers lui, elle voulait l’attraper … non, juste le toucher. Peut-être qu’il pourrait la faire voler rien qu’avec ce contact. En sautillant pour tenter d’attraper ce magnifique petit être, elle entendit un bruit qui provenait de la poche ventrale de son joli tablier blanc. Comme une musique. Elle arrêta un instant et plongea sa main dans la poche. Oh, ses petites pilules multicolores. Quels jolis bonbons. Elle ouvrit la boîte et en prit, une, deux trois, quatre, cinq, six, sept … aujourd’hui c’est jour de fête. Elle rangea ses petits bonbons et regarda son reflet. Elle se demandait bien qui était cette personne en face d’elle. Elle avança la main. Oh, mais c’était elle, grande découverte du jour. Sa robe bleue, choisi avec soin par …. Qui déjà ? Elle ne savait même plus, homme, femme, clef, maître, client, voyageur, qu’importe, ce matin, elle n’avait pas choisi ses vêtements. En même tant, s’en souciait-elle vraiment ?

    Elle vit quelque chose bouger dans son miroir. Ah mais non, voilà que son petit lapin blanc tentait une fuite discrète vers le couloir. Elle s’avança doucement vers sa porte, les bras tendus vers son lapin qu’elle voyait encore. Il ne fallait pas qu’il sorte tout seul, il allait attraper froid ou pire encore, imaginons qu’il se fasse capturer par de méchants hommes en noir … ou en blanc. La petite frissonna. Ceux en blanc étaient toujours les pires. Bien qu’elle ne se souvenait plus pourquoi. Elle sortie de sa chambre et s’accroupie, attrapant son lapin qui s’était caché sous une table. Elle releva la tête en apercevant des pieds qui passaient rapidement. Juste des pieds… que c’était amusant, où était donc le reste du corps. Oh, le monsieur qui peut voler. L’attention d’Alice fut tout de suite attirée vers cette chevelure rousse qui lui faisait étrangement penser à la couleur de la nourriture préférée de ses petits lapins … qu’est-ce que c’était déjà ? Ah oui… des carottes.

    Elle le suivit du regard. Se relevant, elle le suivit. Sans aucune discrétion, de toute façon, elle ne se souciait pas d’être découverte. Elle marchait à petits pas en hochant la tête, son lapin dans les bras. Oh un papillon. Levant la tête, elle avait l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Elle se paya une table à force de regarder en l’air, mais continua à avancer. Tiens, le monsieur qui pouvait voler venait de disparaître. Derrière une belle et grande porte. Comme toute petite fille, ou plutôt comme toute personne qui est restée avec une conscience de gamine de 4 ans, la curiosité fut assez forte pour qu’elle pousse la porte.

    Ooooh. Elle resta sans bouger pendant quelques minutes. Que c’était joli ici, il manquait de la couleur, du rose surtout, mais elle aimait bien. Elle avança, elle avait atterrit dans … une forêt. Enfin il y avait des feuilles et des arbres. C’était bien triste, personne ne dansait, ni ne chantait. Pourquoi les fleurs ne chantaient-elles pas ? Pourquoi les arbres ne bougeaient-ils pas au rythme des chants ? Marchant pas à pas, elle sortie de la verdure et se retrouva …. Devant un objet IN-CRO-YA-BLE pour une petite fille. Un bateau. Un gigantesque bateau. Elle pencha la tête en arrière pour bien tenter de voir le bateau en entier. Elle resta ébahie devant. Elle voulait le même. Elle avança un peu et vit des choses bouger dans l’eau qui bordait le navire. Elle ne s’en préoccupa pas trop. Par je-ne-sais-quel-moyen, elle se retrouva sur le bateau. Elle se pencha sur la rambarde. Que c’était haut.

    Ah des voix. Oh, des gens. Le monsieur qui a les cheveux d’une carotte et qui peut voler. Elle le reconnaissait facilement celui-là. Elle savait qu’il pouvait voler… C’était trop bien ! Alors qu’elle s’avançait vers lui, elle vit une deuxième personne. Une jolie jeune fille avec de longs cheveux. Elle aimait beaucoup sa robe. Elle ne jeta même pas un coup d’œil sur ses propres habits, bien trop concentrée à marcher droit sur ce drôle de sol. Elle alla à côté de monsieur carotte, elle avait décidé qu’elle l’appellerait comme ça désormais et elle tira doucement sa manche, comme une enfant qui réclame l’attention de son papa ou de sa maman.

    « Dis, dis ? Il y a des indiens avec des plumes ici ? ». Puis elle se tut, regarda le sol avant de reprendre « J’aimerais bien une plume.» dit-elle.

    Elle avait toujours voulu avoir une plume … c’était tellement beau. Et puis, elle pourrait peut-être voler si elle tenait un plume, non ? Elle s’éloigna, se fichant royalement de ce qu’il aurait bien pu lui répondre. Après tout, elle n’avait pas posé de question, enfin elle ne s’en souvenait déjà plus. Elle alla de l’autre côté et se pencha de nouveau sur la rambarde. Oh le joli poisson, elle lui fit un grand signe de la main, et faillit faire tomber son lapin. Elle s’écarta vivement de la rambarde et le câlina doucement.

    « Oh je suis désolée mon petit, je ne voulais pas te faire tomber promis, je suis vraiment désolée… » Elle trembla légèrement. « … ce n’est pas moi qui ait cassé le jouet de Samuel, Tante Sarah, je te promets, je te le jure Tante Sarah, ce n’est pas moi …» souffla-t-elle. Quelques secondes après, elle secoua la tête et oublia les dernières minutes qui venaient de s’écouler.

    Elle s’avança de nouveau vers monsieur carotte et … la jolie demoiselle et s’arrêta à côté d’elle. Elle la fixa longuement, en penchant la tête sur le côté, comme elle le faisait bien souvent.

    « Dis, il y a du thé ici ? » Elle leva la tête vers le ciel avant de reporter son attention sur la jeune femme. « Je vais te dire un secret, mais tu ne le dis à personne hein ? » Elle se mit sur la pointe des pieds et souffla à son oreille. « Les nuages, ce sont des barbes à papa géaaantes ! Mais il ne faut pas les manger sinon, les papillons seraient bien triste car ils ne pourront plus se poser dessus »

    Elle s’écarta et hocha la tête avec un air grave sur le visage, enfin autant qu’elle puisse le faire. Elle se détourna une nouvelle fois d’eux et s’assit contre la rambarde, posant son lapin sur sa robe. Qu’il était beau.

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