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Un rayon de soleil... Annie Duboise

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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Un rayon de soleil... Annie Duboise Jeu 28 Oct - 16:26

    Si tu veux rentrer à l'Ambroise,
    va falloir me dire qui tu es...


    Identité

    Nom : Duboise
    Prénom : Annie
    Âge : 16 ans mais... elle a beaucoup plus en réalité. Simplement elle aime dire qu'elle a 16 ans ^^.
    Origine (s) : Annie est française. Avant d’être devenue une clef des enfers.
    Orientation sexuelle : Hétérosexuelle… Enfin, ce n’est qu’une fillette qui conçoit l’amour d’une manière très différente que les autres personnes. Pour elle c’est l’amour de l’esprit et l’amour pour la chair, ce n’est que procuration…
    Métier : Oh ! Annie est une clef et c’est amplement suffisant comme métier.
    Fonction : Clef des enfers.

  • Pouvoir : Annie peut voir dans l'âme des gens. Un simple regard dans les yeux et Annie peut voir les peurs, les désirs, les souhaits, les regrets de la personne. Mais elle ne peut le faire que quand son interlocuteur la regarde dans les yeux. Avec beaucoup de concentration (elle n'y arrive pas souvent), elle peut voir le passé des gens...



    Allez laisse tomber les masques,
    dans la vraie vie, tu es qui ?.


    Hors RP

    Vrai nom ou pseudo : Sur la toile d’internet je me surnomme Becky… Mais je ne dirais rien de mon vrai nom.

    Auteur de l'avatar (dis quel est l'artiste de ton avatar) : Attendez que je vous trouve ça… (Cellesria)… J’ai eu un coup de cœur pour ces œuvres d’art.

    Comment tu as découvert ce forum ? Quelle question ! Mais je suis une des fondatrices de ce forum ^^.
    Et tu en penses quoi dis ? Encore ! J’adore notre forum… C’est notre bébé Smile… Je l’aime plus que du chocolat... Pourtant je donnerai tout pour un morceau de chocolat XD
    Un commentaire ? Qu’est-ce qu’il est beau ! ♥️ et j'aime les coeurs >_<

    Code : Ah ah ah ! Pour que Caïn est le plaisir de le valider ^^… [Validé par le grand, puissant et merveilleux Caïn \o/]


Dernière édition par Annie Duboise le Mer 1 Déc - 21:07, édité 6 fois
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: Un rayon de soleil... Annie Duboise Jeu 28 Oct - 16:55

    Tourne toi un peu, pour voir,
    que je sache à quoi tu ressembles...


    -« Alors ? Tu me montres ? »

    -« Non. » La voix était calme mais avec une sévérité sans égal.

    Un homme, allongé nonchalamment sur un lit de princesse, fumait une cigarette. C’était un drôle de contraste de voir un homme, sur un lit aux couvertures fleuries et roses, dans une chambre aux murs mauves et or. Des étagères se dressaient de toute leur splendeur sur tous les murs de la pièce où se trouvaient des milliers de peluches, des livres d’images et des jeux de société. Un tapis moelleux au centre de la pièce était là pour donner du confort aux petits petons de l’habitante de cette chambre. D’ailleurs, l’habitante était là, assise au pied du lit, regardant de ses magnifiques yeux verts l’homme aux cheveux châtains. Celui-ci observa la petite fille, un sourire taquin aux lèvres.

    -« Alors ! Je veux voir ! Montre-moi ! ». La voix était celle d’une petite fille pure, innocente. Une voix cristalline sans aucune once de méchanceté, sans aucune once de fourberie. Comme si la voix de la jouvencelle éclatait en millions de petits cristaux sur les murs de la pièce.

    La fillette scruta le jeune homme du regard voulant savoir s’il blaguait ou pas. Mais le ténébreux n’avait pas l’air de rire. Il voulait s’amuser avec elle… La petite fille se retourna alors, croisant les bras sur sa poitrine et faisant une moue tout à fait innocente et extrêmement hilarante pour le jeune homme qui se mit à rire. Il posa sa main sur la frêle épaule d’Annie et la lui frictionna gentiment pour avoir une réaction et comme pour s’excuser de ce rire impromptu.

    -« Non ! Tu ne veux pas me montrer la surprise… Alors je boude. ».

    Cette dernière avait été dite très vite, comme si la petite fille avait honte. Les cheveux blonds de la demoiselle se retournèrent en même temps que sa petite bouille de poupée. Son visage rond, avec des joues colorées et des lèvres pulpeuses fixa l’homme. Son petit nez aquilin et ses sourcils se froncèrent quand elle sût que son frère ne lui montrerait pas la surprise tout de suite.

    -« Tu es méchant Pierrot ! Moi, je me faisais une joie de voir ce que tu avais écrit pour moi… »

    Annie se leva soudainement avec la ferme attention de voir ce que l’homme avait écrit comme histoire pour elle. Ses cheveux bouclés sautèrent quand elle voulut attraper le manuscrit posé sur l’étagère. Ses petites mains se crispaient et sa petite bouille d’ange se trouvait concentrée, essayant avec la persévérance du combattant de vaincre cet espace pour récupérer l’objet de convoitise. Le jeune Pierrot lorgnait sa sœur essayant de ne pas rire. Cette scène était tellement mignonne et tellement comique également. Soudain, l’homme bougea avec la grâce d’un fauve et prit le cahier. Retournant s’allonger sur le lit, il ne lança pas un regard sur sa sœur. Il savait que l’adorable fillette le suivait avec un sourire qui reflétait l’innocence de l’enfance. Elle s’assit à la même place que l’instant d’avant. Son frère posa l’objet des désirs de sa sœur et prit un élastique sur le bureau. Il lui souleva ses cheveux d’une douceur incroyable avant de les attacher. Elle frappa dans ses mains avant de faire des petits bonds en signe d’impatience. Ses joues rosies par l’ancienne concentration faisaient ressortir sa peau de porcelaine. L’enfance était encore là dans ses traits. Presque aucune imperfection, seulement quelques taches de rousseur présentes sur son nez et un peu sur ses joues. Les dents toutes blanches de la fillette montraient bien qu’elle obéissait à ses parents lorsqu’elle devait se laver les dents.

    -« Aller ! Pierrot ! Maintenant raconte moi l’histoire ! J’aime tes histoires ! »

    Et l’homme commença à raconter… La petite fille suivait, les yeux brillants, l’histoire que son frère lui narrait. Quand celle-ci fut finie, la fillette sauta dans les bras de son frère et lova sa tête dans le creux de son épaule. Le petit corps de la fillette possédait déjà des courbes divulguant ainsi les futurs à venir quand elle serait plus vieille. De délicieuses arabesques et un magnifique corps. Sa robe, cependant cachait des jambes un peu potelées mais douces comme du velours. Son ventre n’était ni trop gros, ni trop maigre… à la parfaite mesure. Et en plus de cela, la gamine sentait bon la lavande et la rose. Le jeune homme sourit, aimant les câlins de sa sœur. Annie découvrit son visage et sourit à son frère. Le sourire était merveilleusement beau. Il représentait l’innocence, la naïveté de l’enfance… Tellement beau et tellement émouvant. Son frère lui fit plein de bisous sur sa joue et dans son cou pour échapper à ce sourire trop innocent et trop gentil à son gout. Annie riait. Et son frère continuait. Jusqu’à ce qu’on les appelle pour le dîner.

    La petite fille se leva, réarrangea sa robe de soie rose pâle et ses manches bouffantes. La robe avait de jolis rubans et de nombreuses fantaisies telles que des morceaux de dentelles sur le corset. La robe ressemblait à une robe de princesse. Cela donnait un air de fillette raffinée à Annie. Les rubans roses, rouges, blancs, dans ses beaux cheveux détachés la faisaient ressembler à un ange venu du fond des pages d’un livre de romance… La petite fille ferma la porte de sa chambre après avoir salué de sa main de violoniste les peluches de sa chambre.

    Et le rire éclatait encore dans les couloirs de la maison lorsque la porte se ferma…
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: Un rayon de soleil... Annie Duboise Mar 2 Nov - 13:50

    Et puis parle moi un peu de toi,
    pour que je te connaisse mieux...


    Psychologie

    -« Bon. Alors ? A quoi on joue ? »

    Annie regardait passionnément ses jeux de société sur ses étagères branlantes. L’index sur ses lèvres, elle attendait une réponse de son amie patiemment.

    -« Je ne sais pas… Tu ne veux pas plutôt faire un jeu de la vérité ? »

    Annie se retourna et sourit à Gabrielle. Gabrielle avait toujours de bonnes idées. Elle galopa jusque sur le tapis et s’assit près de son amie. Posant la tête sur son épaule elle murmura :

    -« Tu commences Gabi ? »

    -« Oui… Pas de problème. Alors… Dis-moi quelle est ta plus grande peur ? »

    -« Et bien. Je ne sais pas vraiment. Je pense que je n’ai pas peur de grand-chose. Cependant, je dois dire que j’ai peur d’une chose. Une chose horrible qui me pétrifie quand je suis seule dans mon lit, le soir. Ma famille. Elle compte plus que tout pour moi. Gabi, toi aussi tu comptes beaucoup pour moi. Et je ne veux pas que notre amitié s’arrête, je ne veux pas perdre ce que j’ai. Je ne veux pas perdre ma famille et toi… Mon frère, ma mère, toi ma meilleure amie, mon père et… un homme que… Enfin voilà j’ai peur de perdre ce que je possède comme amour. »

    Gabrielle observait Annie d’un regard tendre et la serra dans ses bras. Annie, elle, se laissa aller contre le corps chaud et chaleureux de Gabi. Annie aimait les câlins et les bisous. Elle aimait la tendresse que lui procurait sa meilleure amie. La blondinette se permit de sourire. Puis se décollant, elle fit un bisou baveux à Gabi.

    -« Gabi… Comment me trouves-tu ? Je veux dire… tu peux me dire ce que j’ai comme qualités et comme défauts ? »

    -« Tu sais que je t’adore Annie ! Je t’aime plus que tout. J’aime ta candeur et ta joie de vivre. Surtout ta joie de vivre. Tu donnes de l’amour aux gens, tu ne comptes pas. Quand tu souris tu éblouis toute la pièce par ce que tu dégages : une aura de bienfaisance et d’amour telle que… ben les gens sont obligés de sourire avec toi. Mais c’est moi, c’est de mon point de vue. J’ai entendu dire que mes parents ne t’aiment pas beaucoup. Ils te trouvent bête et futile. Enfin. Ce n’est pas du tout ce que je pense. Pour moi tu es le bonheur. Tu montres à tous ces gens malheureux qu’on peut vivre heureux sans pour autant avoir un peuple à ses pieds ou bien tout l’argent du monde. D’ailleurs ces gens là ne sont pas heureux pour autant. Toi tu es heureuse sans rien de grande importance. Tu aimes simplement la vie. Malheureusement, il y a certaines gens qui ne comprennent pas ta joie de vivre. Alors forcément ils ne vont pas t’aimer. Mais bon ! Tu t’en fiches ! »

    -« Non… Je ne vais pas ignorer ce que les individus disent sur moi… Je ne pourrais pas m’en foutre. Je ne peux rien prendre au second degré ou quoi que ce soit d’autre. Je… Je ne sais pas. Ça me peine que certaines personnes ne m’aiment pas parce que j’aime vivre. Oui. J’aime vivre et je le montre. Je danse, je chante, je mets de jolies petites robes à fleurs ou à paillettes et je montre que je suis heureuse parce que je veux que le monde soit heureux. J’ai entendu des bonshommes qui parlaient de moi une fois. Ils m’ont traitée d’impertinente et de vantarde. Que j’avais un souci à me faire parce que j’étais hypocrite et tout ça… Ensuite je suis allée dans ma chambre et j’ai pleuré. J’ai pleuré parce que les amis de mon père ne m’avaient pas jugée correctement, ils se faisaient de fausses idées sur moi. »

    Gabi prit Annie dans ses bras. Elle la berça tendrement. Le silence était maître dans la chambre. Pas un mot, pas un bruit. Seulement le bercement de Gabi et quelques sanglots de la petite Annie. Le silence dura quelques temps encore avant que les mots se remettent à danser dans la salle.

    -« Tu es trop dure avec toi-même Annie. Et tu es trop sensible. Tu caches tes vrais sentiments et ne les dis à personne. Même pas à ta meilleure amie. Enfin c’est rare quand tu pleures devant moi. Tu es une fleur bleue qui croit tout ce qu’on lui dit et tout ce qu’on lui raconte. Je suis sûre que si quelqu’un te dis "saute du haut d’un immeuble parce que la sensation est géniale", tu le ferais. Et ce n’est pas bien. Tu… tu pourrais te trouver dans de mauvaises passes. Vraiment. Et cela m’inquiète plus que tu ne le crois. Et puis, on peut te prendre pour une bêtasse à cause de cette naïveté. Alors que tu es très intelligente et que tu ne le montres pas. Tu trouves toujours les solutions à tes problèmes et la solution des problèmes des autres. »

    Annie souriait, elle aimait bien ce que lui disait Gabrielle. Elle la serra dans ses bras, fort, très fort, comme pour ne pas tomber dans le ravin. Gabrielle recommença à parler d’une voix douce et profondément calme.

    -« Tu devrais montrer tes sentiments un peu plus souvent et ne pas te cacher. Si tu es malheureuse un jour, ça ne veut pas forcément dire que tu seras malheureuse toute ta vie. C’est bien de montrer qu’on est heureux mais si tu caches tes vrais sentiments tu ne pourras jamais avancer et tu ne pourras plus avouer ce qui te fait du mal. Et c’est vraiment dommage. Il faut dire les choses et ne pas les garder pour soi ! Jamais ! »

    -« Je n’y peux rien. C’est comme ça et pas autrement. Je… je n’arrive pas à faire autrement et je ne vis pas mal pour autant, soit dit en passant. »

    -« Voilà ce que je n’aime pas chez toi ! Tu es têtue comme une mule. Mais je pense que c’est à cause de ton âge. On va dire ça. Tu ne réfléchis pas à ce qu’on te dit. Pourtant je suis sûre que tu pourrais apprendre et acquérir certaines choses. Mais bon. Tu n’es pas encore assez mature. Tu es une petite fille qui ne cherche, pour la plupart du temps qu'à s’amuser. »

    En disant cela, Gabrielle ébouriffa gentiment les cheveux bouclés d’Annie.

    -« Allez ! Maintenant, dis-moi ce qui te ferait le plus envie. Quel est ton rêve ? »

    -« Je veux que le monde entier soit heureux ! »

    Tout en disant cela, Annie se leva et dansa. Elle mit les mains sur son cœur et fit un énorme sourire à Gabrielle.

    Les portes se ferment peu à peu, mais nous entendons des rires cristallins gesticuler entre les murs du couloir. Laissons-les tranquillement. Le temps est à la rigolade et aux jeux.

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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: Un rayon de soleil... Annie Duboise Jeu 4 Nov - 18:30

    Tu me racontes un peu ta vie,
    quand même ?


    Histoire

    Plif…. Plif… Plif…

    Les bruits de l’eau réveillèrent doucement la petite Annie qui somnolait sur la grande table de la cuisine de l’Ambroise. La petite se leva tant bien que mal et prit un bol de chocolat qui trainait par là. Elle s’assit alors sur le banc humide et rêche qui servait de siège pour les clefs et les travailleurs qui mangeaient là. Et elle commença à s’amuser avec son chocolat et sa petite cuillère. Pour oublier les bruits de l’eau. Elle était seule dans l’immense salle de la cuisine, les autres travaillant sûrement et les clefs se trouvant dans la salle de jeu. Mais aujourd’hui, la petite Annie n’avait pas grande envie de s’amuser. Seulement de ressasser le passé et de se morfondre. Avait-elle fait une erreur quand elle accepta d’être la clef de Mister D ?

    Elle se souvient de la première fois qu’elle croisa le regard de Mister D. Il l’avait envouté. Son regard était tellement fascinant, tellement… Il n’y avait pas de mot pour le décrire.

    ***

    Les oiseaux gazouillaient et le soleil réchauffait le petit visage d’Annie qui regardait par la fenêtre avant d’aller à l’école. Elle aimait le soleil sur sa peau, la chaleur la réconfortait et lui faisait du bien. Le chant des oiseaux l’apaisait et elle pouvait retrouver Gabrielle en toute tranquillité, avec la joie et la bonne humeur. Cependant, aujourd’hui n’était pas un jour commun. D’ailleurs une silhouette arriva devant sa petite maison de banlieue. A vu d’œil c’était un homme qui sonnait à la porte. Sûrement le nouvel ami de son père. Annie descendit les escaliers avec son sac sur le dos, dit au revoir à sa mère et à son père avant de claquer la porte d’entrée et de sautiller jusqu’à son école. Cependant, toute la journée, elle repensa à la mystérieuse silhouette. Cela la tarauda tellement qu’elle ne travailla pas beaucoup et ne participa pas beaucoup en classe non plus. Et la sonnerie de la libération arriva. Annie s’enfuit de l’école et courut vers la maison. Elle était sûre que l’étrange personne était là. Elle le sentait au plus profond d’elle-même et elle sentait également qu’elle n’était pas normale.

    Il était là, assis nonchalamment, en train de boire son café. Leurs regards se croisèrent. Un long moment ils se fixèrent. Et un lien s’était créé.


    ***

    Annie se leva et partit de la cuisine morbide. Elle vagabonda dans les couloirs, entendant des cris, des rires et des chuchotements. Cela ne dérangeait pas Annie, elle n’aimait pas le silence, elle en avait peur. Entendre des voix et des rires cela la rassurait. Le bruit de ses pas sur le sol en marbre l’amusait. Elle hésitait à aller dans sa chambre ou bien retrouver ses amis dans la salle de jeu. Décidant de retourner dans sa chambre pour mettre une jolie robe que lui avait offerte Ilana la veille, elle trottina en se souvenant…

    ***

    L’homme se faisait appeler Mister D chez elle et il venait tous les jours lui rendre visite. Comme ça sans raisons. Au début Annie restait sceptique et se méfiait de lui le trouvant trop… trop… Elle ne savait pas trop en réalité mais elle savait bien que cet homme était trop gentil pour être honnête. Elle s’enfermait dans sa chambre quand le regard dudit monsieur se faisait insistant. Elle était perdue. L’arrivée de cet homme avait tout chamboulé chez elle. Même la cuisine de sa mère, simple mais extrêmement délicieuse avait été transformée en une « cuisine gastronomique mondaine » comme aimait l’appeler Pierrot. Annie était bien d’accord avec lui pour une fois. La décoration de leur maison aussi changea pour quelque chose de blanc et de triste… Comme si… Comme si Mister D contrôlait tout dans la maison. C’est vrai qu’il avait un charisme à toutes épreuves.

    Il était fort ce Mister D tout de même.


    ***

    Annie arriva dans sa chambre. Elle était confortable comme son ancienne chambre dans son ancienne maison avec ses parents. Des milliers de peluches trainaient dans les coins de la pièce aux murs roses et or. Une penderie ancienne aux arabesques mystérieuses trônait, immobile mais impérieuse. Annie s’avança et ouvrit la porte de la grande armoire et prit une boite assez grande pour contenir une robe. Elle la mit délicatement sur son lit – Annie était une jeune fille qui prenait soin de ses affaires généralement – et l’ouvrit, les yeux brillants. Elle avait hâte de mettre sa nouvelle robe. Elle la tendit devant elle. Qu'elle était belle toute de dentelles vêtue. Et puis les couleurs et les nœuds de la robe ! Annie la serra dans ses bras tant émue par le cadeau d’Ilana. Elle la gâtait beaucoup et Mister D également. Et Annie adorait ! Elle se déshabilla de sa chemise de nuit et mit tendrement la jolie robe. Puis, elle s’assit face à sa coiffeuse, prit une brosse et commença à se coiffer.

    ***

    Mister D s’était installé dans la maison. Il habitait avec Annie maintenant. Enfin c’était un bien grand mot de dire qu’il vivait chez elle. Il avait peut-être élu domicile chez elle mais ne dormait presque jamais à la maison. Cela ne dérangeait pas Annie outre mesure. C’est vrai qu’elle aimait de plus en plus Mister D et ne pas le voir plusieurs jours durant cela la peinait grandement. Mais quand il revenait de ses voyages il lui apportait toujours de belles choses comme de belles robes. Elles étaient magnifiques ! Il y en avait de toutes les couleurs, de différentes formes. Des robes anciennes, des robes à la grecque, des robes bizarres. Et des chapeaux ! Et des bijoux également ! Toute sa chambre était remplie de cadeaux, de peluches en tout genre. C’est vrai qu’Annie était gâtée par Mister D, il n’y avait rien à dire là-dessus.

    Et puis le temps passa et Annie changea son regard sur Mister D. Elle lui faisait confiance, elle n’avait pas à s’inquiéter. Il était gentil avec elle, attentionné. Et puis quelques fois il la prenait dans ses bras et lui faisait des bisous dans le cou….


    ***
    Annie s’allongea dans son lit. Elle ne savait plus quoi penser, plus quoi faire. Elle se posait des questions sur Mister D maintenant. L’aimait-il, lui ? Et depuis la lettre de Katia… Elle avait une drôle de sensation. Mister D ne se montrait pas beaucoup à elle ces derniers temps. Elle faisait son travail correctement mais elle entendait Gabrielle parler avec Michael quelques fois de choses importantes. Oh ! Elle ne voulait pas écouter aux portes mais elle était curieuse. Elle retourna vers Mister D et au jour où elle accepta…

    ***

    Il était tard et Annie devait aller se coucher ayant école le lendemain matin. Comme tous les soirs, elle dit bonsoir à sa mère et à son père. Comme tous les soirs, Mister D l’accompagna dans sa chambre. Mais… il ferma sa porte. Ce n’était plus une soirée comme les autres. Il avait fermé la porte. Dangereusement, tel un prédateur s’avançant lentement vers sa proie, il s’assit sur le lit et commença comme tous les soirs à faire un petit bisou sur la joue d’Annie. Mais comme ce n’était pas un soir comme les autres… Il fit plus que des bisous. Annie ça ne la dérangeait pas. Elle avait attendu ça depuis longtemps même. Et ce jour était arrivé. L’adrénaline monta. Son cœur battit plus vite. Mister D s’allongea plus confortablement encore…

    Le matin se levait. Annie ouvrit les yeux. Elle avait perdue sa virginité avec l’homme qu’elle aimait.

    Mister D se leva. Il prit un peignoir qui trainait sur la moquette. Il descendit dans la cuisine, prit un café. Comme ça, sans rien. Annie descendit également, avec ses petits chaussons de lapin et chercha du regard sa mère et son père.

    -« Ils ne sont plus là. Ils sont partis en vacances. »

    « Partis en vacances », le mot résonnait dans la tête d’Annie. Ils ne pouvaient pas être partis en vacances comme ça. Du jour au lendemain, sans même la prévenir. Mais ils n’étaient pas à la maison. Autant se rendre à l’évidence.

    -« Et… Ils rentrent quand ? » Elle posa cette question timidement.

    -« Tu ne seras plus là quand ils rentreront. Ecoute petite Annie… J’ai quelque chose à te demander. Je… j’ai un métier compliqué et j’ai des filles qui se sentent seules. Tu comprends ? »

    Annie hocha la tête. Ses cheveux suivirent le mouvement.

    -« Alors voilà. Je voulais savoir si tu voulais venir avec moi. M’accompagner. Tenir compagnie à mes filles et puis travailler pour moi. Tu seras bien traitée, tu seras nourrie, logée, tu auras encore pleins de cadeaux… Et puis… je serai là, près de toi. Je ne te laisserai pas tomber. ».

    Sa voix était douce. Trop douce pour être réellement sincère. Et Annie avalait ses paroles comme on avale de l’eau ou une boisson sucrée. Les regards se croisèrent. Elle repensa à cette nuit d’amour… Cette nuit tellement… Tellement belle ! Elle en avait rêvé et c’était comme dans son rêve ! Tout doucement, elle hocha la tête et s’approcha de Mister D. Et puis ils s’enlacèrent comme des amoureux.

    Annie fit ses valises et partit de la maison. Comme ça, parce que Mister D faisait semblant de l’aimer et qu’Annie y croyait dur comme fer.

    Elle entra dans la maison Ambroise et Mister D lui montra sa chambre. Une belle chambre. La même que dans son ancienne maison. Elle rencontra les filles de Mister D : Ilana et Katia. Elle s’entendit très bien avec Katia dès le premier regard. Mister D les laissa, sans mot dire.


    ***

    Annie se leva et partit de sa chambre. En fait elle ne regrettait rien. Et puis… au fond… elle était sûre que Mister D l’aimait. Il lui avait dit plusieurs fois quand ils faisaient l’amour. Alors pourquoi ce serait faux ?

    Annie gambada joyeusement jusqu’à la salle de jeu. Elle avait envi de rire et de s’amuser.


    [Voilà ! J'ai réussi à terminer ^^. Fautes corrigées ! Merci Saz ! ^^ J'attends la validation ^^]
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MessageSujet: Re: Un rayon de soleil... Annie Duboise Jeu 4 Nov - 20:16

;___; Anniiiie ! La pauvre...
Je me sens drôlement coupable d'avoir crée Mister D xD

Cette fiche est superbe, très bien écrite, et j'adore la relation que tu tisses entre Mister D et Annie... On tomberait presque amoureux de lui avec elle tiens...Et je te valide avec plaisir, chère collègue =3
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MessageSujet: Re: Un rayon de soleil... Annie Duboise

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