Liaisons dangereuses [PV Cassius - Oedipe - Rae]



 
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Liaisons dangereuses [PV Cassius - Oedipe - Rae]

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MessageSujet: Liaisons dangereuses [PV Cassius - Oedipe - Rae] Sam 26 Fév - 0:14

Le soleil brillait déjà fort, passant à travers les voiles roses qui entouraient le lit de la jeune atlante, l’éclairant d’une lumière rosée. Rae ouvrit difficilement les yeux, se protégeant les yeux avec son avant-bras. Elle se leva en fermant les yeux et bailla longuement en s’étirant. Elle tourna la tête vers sa grande fenêtre, ouverte. Elle l’a laissé toujours ouverte, de toute façon c’était bien trop haut. Personne ne pouvait rentrer par là. Etait-ce dommage ? Rae ne savait pas. D’après son papa, les autres étaient tous laids et méchants. Alors elle écoutait. Mais quelquefois, elle aurait aimé pouvoir y aller, comme lui, en bas, rencontrer ces autres. Elle dégagea les draps fins rosés d’un petit coup de pied et se leva, écartant les voiles. Elle se dirigea vers la fenêtre et comme tous les matins s’accouda au rebord, regardant devant elle. Elle vit la mer. Si belle. Elle vit les arbres. Les fleurs. Elle baissa la tête. Elle vit le village. Atlantis. Enfin, elle ne vit que quelques toits. Elle soupira et s’écarta de la fenêtre. Ses longs cheveux blonds trainèrent derrière elle mais Rae ne s’en préoccupa pas pour le moment. Elle se dirigea vers son miroir en pied qui lui refléta une jeune femme petite et frêle. Elle regarda un instant son miroir avant de se diriger vers la table de chevet de son lit. Elle en sortit un petit carnet bleu, une plume et un encrier. Elle écarta de nouveau les voiles et se laissa tomber de face sur le lit. Ses pieds battirent joyeusement l’air. Elle trempa la pointe de la plume dans l’encre, ouvrit son journal et commença à écrire.


Cher journal,
Comment vas-tu ce matin ? Moi je viens de me réveiller et je n’ai envie que d’une seule chose : mon papa. J’ai hâte qu’il arrive… Oh ! J’ai une idée. Je vais lui faire des petits gâteaux. Oui, c’est une bonne idée. Je vais les faire à…à la fraise ! J’adore la fraise et papa aussi. Bon je m’habille et je prépare tout ça. Je te donne de mes nouvelles quand j’aurais fini !


Elle se releva, laissa son matériel de grande écrivaine, comme elle aimait l’appeler, et alla vers son armoire. Le mot choisit est faible vu la taille de cette dite-armoire. Deux fois plus grande qu’elle, six fois plus large qu’elle. En somme, une armoire bien remplie. Remplie de vêtements, tous choisis par son papa. Il a si bon goût. Rae adore tout ce qu’il lui ramène. Elle sourit quand elle ouvrit les portes. Que de choix. Elle opta pour une robe bleue de la même couleur que ses yeux. Elle l’attrapa et se posta devant sa glace. Elle porta la robe à sa hauteur comme si elle l’avait déjà mise et tourna sur elle-même en souriant. Elle s’arrêta et enjamba sa chevelure qui s’était amassée autour d’elle. Une fois, pas deux !

Elle enleva sa chemise de nuit blanche révélant un corps fin et blanc comme une poupée de porcelaine… ou plutôt comme une personne qui n’a jamais exposé son corps au soleil. Elle enfila la robe bleue, dégageant ses cheveux, ce qui lui prit quelques minutes. Elle s’observa dans la glace. Elle avait hâte que son papa soit là. Qu’il la prenne dans ses bras et qu’il passe ses mains dans ses cheveux. Elle attrapa par la suite des boucles d’oreilles fines en argent dont le bout était formé par un saphir. Faut-il préciser que c’est aussi un cadeau de son papa ? Elle les attacha, attrapa le peigne en nacre que lui a offert son papa et s’installa sur le rebord de la fenêtre. Elle commença à peigner ses longs cheveux doucement, mèche par mèche, les tenants du mieux qu’elle put.

De longues minutes passèrent avant que Rae ne finisse de démêler ses cheveux. Elle tourna son regard vers l’horizon. Ses yeux se voilèrent. La mer, si jolie. Si forte. Comme son papa. Elle se dirigea vers sa coiffeuse, y posa son peigne et se dirigea vers une petite tablée où était installé divers ingrédients de cuisine. Rae sourit. Elle adorait cuisiner, surtout pour son papa.

Deux heures plus tard, Rae avait les mains toutes enfarinées. Elle écarta des mèches qui avaient glissées sur son front de son avant-bras. Elle était fière d’elle. Elle avait cuisiné pleins de petits cupcakes à la fraise, le glaçage était rosé et des cœurs en sucres glaces blanc et rose étaient parsemés dessus. Elle les installa sur un plateau et les posa sur la table. Maintenant nettoyage ! Alors qu’elle s’activa à tout ranger et nettoyer, un petit oiseau bleu se posa sur le rebord de sa fenêtre. Il piaillait joyeusement. Rae se retourna et courut presque pour aller vers lui.

« Bonjour Dway ! Comment vas-tu aujourd’hui ? Il fait beau dehors. Tu dois être content. » Dit-elle en souriant.

Elle le caressa doucement sur le haut de sa tête et retourna à son nettoyage. Elle dansa presque en finissant de balayer, chantonnant joyeusement. Quand elle eut fini, elle se dirigea vers son lit. Elle regardai autour d’elle en s’adossant aux coussins et en attrapant sa plume et son carnet. C’était propre, bien rangé et une bonne odeur de fraise et de sucre prônait dans la tour. Un sourire sur les lèvres rosées de Rae se dessina. Elle se mit à écrire


Oh, j’ai l’impression que cette journée va être particulière. Je ne sais pas pourquoi mais je le sens. Tout est prêt pour que papa vienne ! J’ai hâ.. Oh j’entends des bruits de pas ! C'est papa !


Elle referma son carnet et sortit de son lit, presque en sautillant. Il était là. Enfin ! Son empressement fit piailler de nouveau Dway qui s’envola dans la pièce.
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MessageSujet: Re: Liaisons dangereuses [PV Cassius - Oedipe - Rae] Jeu 3 Mar - 20:32

Les nombreux tissus qui ornent le lit à baldaquin se soulèvent régulièrement au rythme du vent. Quelques petits rayons du soleil rentrent doucement dans la pièce. Une grande chambre aux murs blancs. L’espace s’agrandit grâce à la pureté des murs. Et le soleil lui dit bonjour. A Cassius. Celui-ci se lève, se frotte les yeux. Il regarde. Sa chambre blanche. Sa chambre monstrueusement grande. Toutes les choses grandes lui font peur à Cassius. Il se sent perdu dans un espace sans nom. Il se sent… malheureux quand il est dans de grands espaces. Et son palais est gigantesque. Alors il évite de marcher dans tout son palais. Il a quelques endroits de prédilections où il se sent bien. Et aujourd’hui comme les autres jours, il va se préparer.

Se levant, il tend sa main arachnéenne et prend la fine tunique en lin blanc. Le blanc, seule couleur qu’il chérie. Le blanc est pur. Le blanc n’est pas agressif. Et le blanc fait ressortir ses cheveux corbeaux, ses yeux bleus étincelants de tristesse. La tunique prend la forme de son corps androgyne. Elle épouse parfaitement ses formes. L’enfant-Dieu passe une main dans ses cheveux pour essayer de les démêler. Ils sont fins ses cheveux, il faut faire attention. Mais Cassius ne fait jamais attention. Il pense à sa fille. Sa fille qui l’attend dans le cocon qu’il lui a préparé. Il se souvient. Rae, sa fille. Son trésor. Aujourd’hui, Rae aura une surprise. Une surprise de taille. Mais Cassius sait que sa fille va l’aimer. Oui, il le sait. Ce qu’il fait aujourd’hui et demain, c’est pour le bien de sa cité, de sa fille, de ses clefs. Pour le bien de tous. Ce n’est pas la première fois que l’homme se répète ces centaines de phrases dans sa tête. Elles viennent toutes seules maintenant. Il n’écoute pas. Il a l’habitude. Et, comme tous les matins, il sort de sa chambre pour rejoindre sa mère l’océan.

Le bleu de l’océan. Cela l’apaise. Une autre journée vient de commencer et Cassius ne sait pas comment faire pour bien agir. Alors il plonge. Mettant sa tête son l’eau, c’est comme s’il perdait contact avec le monde l’extérieur. Ce monde qui lui fait tellement mal. Les gens, la nature, toutes ces choses matérielles disparaissent. Et il se sent chez lui dans l’eau. Cassius ne saurait décrire cette sensation que lui procure l’océan. Cependant, le jeune homme ne peut pas rester indéfiniment dans cette bulle protectrice. Alors, trempé, il sort. Des gouttes tombent sur le sable blanc. Et Cassius s’en va.

Plic… Plic… Plic… Et le bruit de l’eau s’égouttant encore dans les couloirs du palais. Cassius ne fait pas de bruit quand il marche. Il glisse… Il nage peut-être. Mais le bruit n’existe pas avec lui. Non… Pas de bruit. Le silence est le maître du calme. Et Cassius aime beaucoup le calme. Il ne retourne pas dans sa chambre. Il ne se dirige pas vers les cuisines non plus. Cassius ne mange pratiquement jamais, sauf les repas avec sa fille, pour montrer l’exemple. Normalement, après s’être baigné tous les matins, il se dirige ensuite vers le cocon de sa fille. Mais aujourd’hui il doit chercher quelqu’un de particulier. Quelqu’un… Il ne sait pas vraiment. Ca fait boum boum quand il le voit. Œdipe. Son fils ? Son frère ? Son âme sœur ? Il ne sait pas vraiment. Il ressent tellement de choses quand il se trouve près de lui… Il ouvre la porte de la chambre de sa clef. Doucement. Il ne faut surtout pas le réveiller. Pas pour l’instant. Parce que Cassius aime le voir dormir. Œdipe… Il est là, dans son lit. Les fins voiles se soulèvent à la douce brise. La fenêtre est ouverte. Et la chambre… Cassius ne regarde jamais. Tellement dérangée ! Pas en ordre. Cela fait tourner la tête au jeune Dieu, alors il ferme les yeux. Il espère juste qu’Œdipe changera d’état d’esprit. Il le devra !

Ne voulant pas le réveiller, l’homme a tout préparé. Un mot. Quelques petites phrases. « Rejoins moi en haut de la plus grande tour du palais. Celle mise à l’écart. Quand tu seras en haut, frappe à la grande porte en chêne brut. Je serais là ». Puis un plan dessiné. Rien de plus. Il voudrait lui écrire tellement plus ! Mais il ne peut pas ! Il ne sait pas. Les mots bloquent. Alors il fait autre chose pour lui montrer son affection. Comme… Et la silhouette s’éloigne. Mais, en chemin, l’ombre se ravise et retourne dans la chambre d’Œdipe… Il va l’attendre et l’emmener. Faire le chemin ensemble…



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