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Rae, l'enfant adorée [Terminée]

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MessageSujet: Rae, l'enfant adorée [Terminée] Ven 11 Fév - 15:26


Si tu veux rentrer à l'Ambroise,
va falloir me dire qui tu es...


Identité

  • Nom : Il faut demander à mon papa pour le savoir...
  • Prénom : Rae
  • Âge : En apparence, 16 ans...
  • Origine (s) : Atlantis, comme Papa.
  • Orientation sexuelle : Je ne sais pas...
  • Métier : Je n'en ai pas... À moins qu'écrire dans un journal intime n'en soit un.
  • Fonction : Habitante d'Atlantis

  • Pouvoir : Mes cheveux sont mes amis et je peux les diriger. Je m'en sers pour attraper quelque chose qui est trop haut pour moi ou bien pour m'amuser quand je m'ennuie trop. Ils bougent selon ma volonté. Et puis grâce à eux, j'aide mon papa à protéger la cité, je ne sais pas trop comment mais mes cheveux protègent tout le monde.


Tourne toi un peu, pour voir,
que je sache à quoi tu ressembles...


Physique

  • Dans une haute tour du palais d'Atlantis, peut-être même la plus haute, une jeune femme regarda par la fenêtre, ses yeux océans étaient voilés d'une légère tristesse, la blondeur de ses longs cheveux, dont on ne pouvait encore deviner la taille, se parait de reflets dorées, illuminés par le soleil matinal. Elle soupira et alla s'allonger sur son lit, et par la même occasion, sur ses cheveux. Elle roula et attrapa un carnet, dont la couverture était d'un magnifique bleu lagon, l'ouvrit et attrapa une plume et un encrier.


    Cher Journal,

    Aujourd'hui est un jour comme tous les autres. Le soleil brille si fort que mes cheveux sont d'une blondeur éclatante. J'ai pu voir ce monde que me décrit papa, mais je ne le regarde pas longtemps, il est si laid. Je suis un peu triste. Papa n'est pas encore passé. J'aimerais qu'il arrive très vite car je veux le remercier de m'avoir offert ce si joli peigne la dernière fois qu'il est venu. Il enlève tous les nœuds de mes si longs cheveux. Et oui cher journal, mes cheveux ont encore poussés. Ils sont si longs, si longs. Mon papa les aime comme ça alors je ne les couperais jamais. J'aime quand il passe ses mains dans mes cheveux. Moi aussi, je les aime mes cheveux, mes cheveux si longs et si blonds, presque dorés... Et puis, Papa me dit souvent « Rae, tu es un trésor, tu es mon trésor ». Il est normal que mes cheveux soient si beaux, alors. Papa les aime autant que moi. Quand je vois mon papa, j'aime plonger mes yeux océans dans les siens. Nous nous comprenons au moindre regard. Il me dit que j'ai de si beaux yeux, et moi je lui dis que c'est grâce à lui que je les ai et grâce à lui que je suis si belle. Mon papa c'est le plus beau. Et il m'a fait le plus beau cadeau en m'offrant une si belle couleur pour mes yeux. Cela rattrape ma si petite taille. Je suis minuscule comparée à mes cheveux, des fois pour attraper quelque chose, je dois utiliser mes cheveux. Une fois, j'ai sauvé un petit oisillon qui ne pouvait plus descendre des poutrelles en bois tout en haut, alors je suis allée le chercher grâce à mes cheveux. Mon papa, il a toujours raison. Mes cheveux, je ne dois pas les couper, ils sauvent des êtres vivants.




    Rae s'arrêta d'écrire, levant la tête vers le ciel. Mais elle regarda plutôt le haut de son lit à baldaquin. Les voiles entourant son lit étaient si beaux et ils laissaient passer une lumière teintée de rose sur Rae. La jeune femme roula sur le dos et battit ses petits pieds dans le vide, faisait bouger légèrement les voiles. Elle inspira et roula de nouveau sur le ventre pour continuer à écrire.

    J'aimerais bien que papa me rapporte une jolie robe aujourd'hui. Il a tellement de goût pour choisir mes vêtements. Aujourd'hui, j'espère qu'il sera content. J'ai mis ma plus belle robe. Tu sais, la violette claire avec les manches en ballon. Oui, c'est celle-là. Elle descend jusqu'à mes chevilles. Elle est si belle. C'est papa qui me l'a offerte. Oh, que je l'aime. Je l'aime tellement. Il est tellement gentil avec moi. J'aime quand il me prend dans ses bras, je suis toute légère m'a-t-il dit. Et puis quand je glisse mes petites mains dans les siennes si douces et si grandes, j'ai l'impression que mon papa est un géant, un dieu.



    Rae ferma son carnet sur ses derniers mots. Elle sauta hors de son lit, soulevant les fins voiles et marcha en direction du miroir en pied près de son armoire. Sa peau était blanche, encore une caractéristique de son papa. Elle se sourit à elle-même, elle aimait ressembler à son papa, si beau, si fière. Ses longs cheveux tombaient jusqu'à ses pieds avant de continuer leur trajet par terre, passant sur le lit et finissant sur la petite chaise près de sa fenêtre. Elle passa délicatement la main dans ses cheveux, les ramenant vers elle, comme le faisait son papa. Ses lèvres pleines et rouges s'étirèrent de nouveau en un sourire sincère et enfantin.


Et puis parle-moi un peu de toi,
pour que je te connaisse mieux...


Psychologie

  • Après s'être regardée dans le miroir, Rae retourna à la fenêtre pour aller voir ce monde... si laid ? Elle soupira, posant ses coudes sur le rebord et calant sa tête entre ses mains, et elle regarda ce monde. Ce monde où elle n'avait jamais mis les pieds, théoriquement parlant bien sûr. Elle retourna vers son lit, écartant de nouveau les voiles baignant dans le soleil, et attrapa de nouveau sa plume.

    Quand est-ce que papa arrive ? Je commence à m'ennuyer. Je veux qu'il vienne. Je veux sentir ses mains dans ma chevelure, il est si doux et si gentil avec moi. Tu sais, on pourrait penser que je n'aime pas mon papa parce qu'il ne veut pas que je quitte cette tour... mais moi je sais pourquoi il fait ça ! Il ne veut pas qu'il m'arrive malheur. Il ne veut que personne ne me fasse de mal. Moi, je l'aime pour ça mon papa. Je l'aime tellement et lui aussi il m'aime tellement. Je suis si heureuse. Et puis, ici, ce n'est pas si mal. J'aime le soleil du haut de ma tour, j'aime entendre la mer du haut de ma tour, j'aime les oiseaux qui viennent jusqu'ici. Mais...Dis ? Tu peux garder un secret ? Oui, je pense... Des fois, il m'arrive de rêver à ce monde que papa me dit si laid, mais moi je ne le trouve pas laid. Il est beau. Et puis, dans ce monde, il y a la mer, il y a le soleil, il y les animaux. Je ne comprends pas. Ce monde est si cruel ? Sûrement, puisque c'est papa qui le dit. Je préfère rester là. Et puis je sais que cela rassure mon papa. Le pauvre, il ne veut pas être tout seul. Et moi non plus. Tu sais, les gens sont méchants, c'est mon papa qui me l'a dit. Et moi, j'ai peur des gens méchants. Et comme tout le monde l'est, je n'ai pas vraiment envie de les rencontrer. Je préfère rester là. Ici, c'est chez moi. J'ai ma propre tour pour moi toute seule.



    Rae releva la tête, observant l'endroit où elle vivait depuis tellement longtemps. Elle changea de place, préférant s'affaisser contre les gros oreillers épais et moelleux, d'une couleur rose. Comme dans une chambre de petite fille. Mais Rae n'était-elle pas une petite fille aux yeux de son père ? Sûrement, mais cela ne dérangeait pas Rae. Elle attrapa son joli carnet, sa plume et son encrier, en prenant soin de ne pas renverser de l'encre noir sur son joli édredon rose pâle.

    Ah, heureusement que je t'ai quand même, je peux absolument tout te dire à toi. Tu ne diras jamais rien. Mais je ne t'aime pas autant que papa. Papa est tout pour moi. Il est ma lumière, ma joie, ma raison de vivre, mon dieu. Je voudrais être aussi forte que lui. Et puis, il aime tellement notre belle cité, alors moi je l'aide comme je peux. Tiens, il faut que je pense à demander à papa s'il peut me rapporter encore plein de livres. J'aime beaucoup lire. J'aime penser que je suis une de ces héroïnes de romans. Tout y est fantastique, romanesque. D'ailleurs, dans ces livres, un mot revient souvent. L'Amour. Qu'est-ce que l'amour ? Est-ce que c'est comme Papa et moi ? Papa et moi, on s'aime beaucoup. Mais je ne sais pas si c'est bien cela. Tu sais, des fois, j'ai l'impression d'être une princesse, comme dans ces livres. J'ai l'impression que moi et ces héroïnes, nous nous ressemblons beaucoup. Nous sommes toutes aimées. Mais moi, je ne vois pas qui pourrait me vouloir du mal... à part ces méchants humains. Humains ? Tu dois te demander pourquoi je viens d'utiliser ce mot, hein ? Après tout, ne suis-je pas humaine aussi ? Mon papa me dit que je suis son trésor, sa princesse, sa déesse. Il dit que nous sommes tous les deux des êtres spéciaux. Que nous sommes immortelles, que nous sommes nées pour faire le bien autour de nous. Moi j'aime beaucoup aider les animaux, ceux qui peuvent m'atteindre bien sûr. Et puis, je voudrais protéger tous les habitants de la cité... ils ne sont peut-être pas si méchants. Papa les protège bien.



    Rae passa la plume sur son menton. Une moue se forma sur sa bouche en cœur. Ses yeux couleur océan se voilèrent. Elle réfléchit. Mais son raisonnement fut interrompu par un piaillement près de sa fenêtre. Un joli oiseau était posé sur le rebord. Rae sourit.

    Hé, Dway est de retour. Je t'ai déjà parlé de Dway ? Oh non, ne me dit pas que je ne t'ai rien dit. Dwayna est un petit oiseau. Mon petit oiseau. Il est tout bleu. J'ai trouvé de quelle race Dway était : c'est un bleu metalica. Il est tellement mignon.


    Rae sauta hors de son lit, s'emmêlant entre les voiles, et marcha vers le rebord. Elle posa délicatement sa main sur le rebord et attendit que l'oiseau aille jusqu'à sa main. Le petit oiseau se posa dans sa main, piaillant joyeusement. Rae sourit et tourna sur elle-même avec l'oiseau dans sa main. Elle était joyeuse. Et le sera toujours, tant que son papa serait là.


Tu me racontes un peu ta vie,
quand même ?


Histoire

  • Rae tourna encore et encore dans sa chambre, l'oiseau dans la main, mais elle avait oublié un petit quelque chose... qui n'était pas si petit que ça pourtant. Alors qu'elle s'arrêta de tourner, elle voulut esquisser un pas mais elle tomba à la renverse. Ses cheveux avaient tournoyé autour d'elle et s'étaient enroulés autour de son petit corps. Elle soupira, faisant voler un bout de mèche. Elle songea un instant à son petit oiseau qui était sûrement en dessous, elle dégagea sa chevelure de tous côté et retrouva son petit oiseau. Rae sourit et déposa un baiser sur sa petite tête pour se faire pardonner. Elle réussit tant bien que mal à se relever, écartant sa chevelure. Elle avait réussi à atteindre son lit. Elle amena doucement ses cheveux près d'elle, laissant les pointes tombaient au sol, et s'écroulait dos à son lit. Elle regarda le haut de son lit, les voiles, les murs, la fenêtre. Elle sourit, sentant le soleil sur son visage. Elle roula alors sur le ventre, faillit écraser son petit oiseau qui avait senti le danger et s'était écarté, et attrapa sa plume, son encrier et son carnet. Trempant délicatement la pointe dans l'encre, elle posa alors sa plume sur le papier, écrivant.




    Tu sais, maintenant que j'y pense, j'aimerais bien que ma vie ne se résume pas qu'à cette tour. Je fais tant de chose toute la journée mais ce sont toujours les mêmes...Non, je n'ai pas le droit de penser à ça. Après tout ce qu'a fait papa pour moi. Je peux très bien rester ici... Je crois que j'y suis depuis que je suis née, tu sais.


    Rae leva la tête, songeant à l'époque où elle se demandait pourquoi elle ne devait pas quitter cette tour. Elle l'avait demandé à son papa. Une fois. Pas deux.

    Rae était dans sa chambre. Elle devait avoir à peine 4 – 5 ans. Elle avait déplacé un fauteuil pour le mettre devant sa seule fenêtre, avec beaucoup de difficulté, il fallait le préciser, mais elle avait réussi. Elle était montée sur le fauteuil, avait posé ses coudes sur le rebord et regardait l'horizon. Le soleil était déjà haut dans le ciel, reflétant sa couleur dorée dans la mer si bleue, si belle. Elle observa de loin et de haut. On aurait dit qu'en bas, il y avait plein de petits points qui bougeaient. Elle se demanda ce que c'était. Peut-être était-ce des personnes comme elle ? Comme dans les contes que son papa lui lisait. Elle réfléchit tellement qu'elle n'entendit pas la porte de sa chambre s'ouvrir mais elle entendit très bien la voix de son père.

    « Rae ! »

    Elle n'avait pas eu le temps de bouger, à part un tressautement léger, qu'elle sentit des bras forts qui l'enserraient et l'emmenaient loin de cette fenêtre.

    « Rae, ne te penche pas comme ça, tu risquerais de tomber. Je ne pourrais pas le supporter s'il t'arrivait malheur, mon trésor » dit la voix, si douce, de son papa.

    Il l'avait déposé sur son lit. Elle regarda son père. Même debout sur son lit, elle ne le dépassait pas, elle devait donc pencher la tête en arrière pour voir son visage, inquiet. Elle sourit et enserra du mieux qu'elle put son papa avec ses petits bras.

    « Je suis désolée papa, je ne voulais pas te faire peur. Je voulais juste voir ce qu'il y avait dehors. Tu crois que j'irai un jour ? Là-bas ? » demanda-t-elle de sa petite voix naïve et enfantine.

    Son papa lui sourit et s'assit à côté d'elle, la faisant venir sur ses genoux. Rae se pelotonna contre son papa, penchant la tête afin de voir son visage et ses yeux si beaux. Elle posa une petite main sur la joue de son papa. Ce dernier commença à glisser ses doigts dans la chevelure de sa fille tout doucement, comme s'il la démêlait.

    « Tes cheveux sont si beaux ma chérie. Toi et eux, vous êtes le trésor de papa, tu sais ? Et comme tu es un trésor, tu es précieuse. Je ne veux pas qu'il t'arrive de mal. Et … en bas... dans ce monde... Tu sais, ce monde est si laid. Les gens sont méchants et cruels. » dit-il, sa voix était plus ferme quand il prononça ses dernières phrases.

    Rae prit peur et se serra encore plus contre son papa. Cela lui faisait peur mais son papa la serrait fort contre lui et ses peurs se dissipèrent... Un peu. Mais comme son papa était là, il l'a protégerais de ces gens méchants.

    « N'est pas peur Rae, je te protégerais. Je te protégerais de ce monde si laid. Je te protégerais de ces gens si cruels. Je protégerais mon trésor. Tu es toute ma vie Rae. » finit-il en lui déposant un baiser sur le haut de son crâne.

    Puis il passa une dernière fois ses mains dans les longs cheveux de sa fille avant de se lever et de la déposer délicatement sur les oreillers. Il l'embrassa sur la joue, la petite Rae en profita pour enserrer son cou. Puis son papa se releva, lui sourit une dernière fois avant de se diriger vers la porte en bois qui la séparait du monde extérieur et de sortir. Rae regarda longuement la porte en bois avant de détourner la tête vers la fenêtre. Ses yeux se voilèrent. Elle secoua la tête et ferma les yeux.


    Rae retourna au présent. Ce souvenir la rendait joyeuse. Qu'elle aimait son papa. Il la protégeait tellement, il l'aimait tellement. Elle retourna à ses écrits.




    Je ne sais pas ce que je ferais sans papa. Tu sais, il me laisse faire tellement de choses, ici. J'ai le droit de tout faire. Je me souviens de quelque chose... Quand j'étais petite, je coloriais sur les murs ! Mais papa ne m'a pas grondé, tu sais. Pourtant dans les livres que j'ai lus, les héroïnes n'avaient pas le droit de faire ça, sinon elles étaient grondées.


    Rae ferma les yeux, se souvenant de ce jour-là. Ce jour où, elle avait cru faire une bêtise.

    Rae était encore petite. Ses cheveux blonds étaient tout aussi longs. Elle regarda ses murs rose pâle. Une moue boudeuse apparut sur ses lèvres roses. Elle voulait que son papa soit là. Elle le voulait maintenant. Elle s'ennuyait. Elle soupira. Elle remarqua sur un côté de sa chambre, des crayons de couleurs, de la peinture, des pastels et une idée lui traversa l'esprit. Elle sourit, traversant sa chambre et attrapa les tubes de peinture. Elle ouvrit le bleu et le vert, mélangeant les deux couleurs. Elle avait obtenu un bleu vert. Elle sourit, contente de sa création, attrapa un pinceau et commença à dessiner sur le mur. Elle fit de grandes arabesques, des ronds, des étoiles, des tâches de couleur... Elle changea tellement de couleur que l'on aurait cru qu'un arc-en-ciel s'était formé dans sa chambre. Elle en fit un d'ailleurs au-dessus de son lit. Elle avait tellement mélangé les couleurs qu'elle avait sûrement inventé quelques teintes. Elle regarda son œuvre, puis elle se rendit compte que son papa n'aurait peut-être pas voulu qu'elle fasse ça. Rae regretta maintenant. La peur monta quand elle entendit les pas de son papa sur les marches en marbre. Elle se précipita vers la porte, faillit tomber en trébuchant sur ses cheveux. Alors qu'elle bloqua la porte avec la chaise qui était juste à côté, elle se mit d'ailleurs dessus, la poignée s'abaissa en cliquetis. Rae paniqua.

    « Non papa, ne rentre pas ! » dit-elle de sa voix aiguë et paniquée.

    « Que se passe-t-il ma chérie ? Tu vas bien ? Laisse donc rentrer papa. » dit-il de sa voix douce.

    « Je... j'ai fait une bêtise papa... Tu vas me punir si je te laisse entrer... » dit-elle, sa voix trembla, comme si elle allait se mettre à pleurer dans quelques secondes.

    « Voyons ma chérie, tu sais très bien que je ne te punirais pas. Jamais je ne le ferais, tu sais ? Allez, laisse-moi entrer. Tu ne fais jamais aucune bêtise à mes yeux, trésor. »

    La voix de son papa l'avait réconfortée. Elle descendit de la chaise, la poussa sur le côté et son papa put enfin ouvrir la porte. Elle s'était assise à côté de son lit, attendant le verdict. Elle n'osa pas regarder son papa, puis une main douce lui attrapa son petit menton et lui fit relever la tête. Son papa lui sourit.

    « C'est très joli Rae, tu peux continuer si tu veux. »

    « Tu n'es pas fâché ? » demanda-t-elle timidement.

    « Non, pas du tout. Ici, tu es chez toi. Tu es une princesse, tu sais ? Tu peux faire ce que tu veux. Tout ce que tu fais, papa l'aime. » répondait-il en la serrant contre lui.

    Puis il porta dans ses bras. Rae sourit et glissa sa tête dans le cou de son papa, heureuse. Puis son papa la déposa sur son lit. Le soleil commença à se coucher. Rae se glissa entre les draps et son papa attrapa un livre avec beaucoup d'images. Il commença à lire. L'histoire racontait celle d'une petite fille qui était dans un beau et grand château. Elle habitait avec son papa et elle allait vivre plein d'aventure avec lui. La petite princesse s'endormit très vite. Étrangement, elle ne s'était jamais rendu compte que dans toutes les histoires que lui lisait son papa, il n'y avait pas de maman ou de prince charmant. Cassius embrassa une dernière fois sa fille sur le front, déposa le livre sur la table de chevet en bois verni et sortit sans faire de bruit.


    Rae ouvra les yeux, sa bouche en cœur sourit. Elle plongea de nouveau dans son carnet. Son si beau carnet.




    Oui, vraiment. Je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Je n'ai besoin que de lui... Mais tu sais, une fois j'ai lu un livre où il y avait une petite fille qui faisait un câlin à sa maman... Une maman... tu sais ce que c'est ? Moi je le sais maintenant. C'est papa qui me l'a dit. Mais il avait l'air triste alors je ne lui en parle plus. Je n'aime pas maman car elle fait du mal à papa. Les mamans, c'est toutes des méchantes. Je ne veux pas que l'on soit méchant avec papa et moi.


    Rae laissa glisser sa plume. Elle pencha la tête sur le côté. Ce souvenir, elle ne l'aimait pas. C'est la première fois qu'elle voyait son papa triste. Ses yeux se voilèrent de tristesse.

    Ce jour-là, elle s'était réveillée en sursaut. Elle avait fait un cauchemar. Elle courrait après quelque chose, mais elle courrait tellement lentement qu'elle n'arrivait pas à atteindre la chose devant elle. Puis la chose s'était retournée. Une femme, si belle, blonde. Puis une main l'avait attrapé, c'était son père. Puis elle avait entendu des mots qui s'étaient bousculé dans sa tête. Elle avait entendu « maman ». Pleins de fois. Rae respira, prenant bruyamment ses inspirations. Qu'est-ce que c'était … une maman ? Ce mot, elle ne le connaissait pas. Elle tourna vivement la tête quand la porte en bois, s'ouvrit laissant passer son papa. Rae lui sourit mais d'un sourire un peu triste. Son papa se précipita vers elle.

    « Mon trésor, ma petite puce. Que se passe-t-il ? Tu as l'air toute triste, il ne faut pas, papa est là. » dit-il d'une voix si douce.

    Il la prit dans ses bras, la glissant sur ses genoux? Rae se serra contre son papa et posa sa tête sur le torse de celui-ci, fermant les yeux.

    « J'ai.. j'ai fait... Je.. Dis papa ? Qu'est-ce que c'est une maman ? J'en ai une ? Et toi, tu en as une aussi ? » demanda-t-elle de sa voix enfantine et naïve.

    Le visage de son papa se voila immédiatement. Rae regretta immédiatement sa question. Son papa était triste et c'était sa faute. Une larme roula sur la petite joue rose de Rae. Elle ne voulait pas faire de mal à son papa.

    « Ne pleure pas Rae, ne pleure pas... Une maman, c'est aussi une de ses méchantes personnes. Il ne faut pas y penser d'accord. Tu me le promets ? » demanda-t-il.

    Rae secoua la tête positivement. Elle n'y penserait plus. Elle n'y pense déjà plus.. quoi que.


    Une larme coula sur l'une des joues rosées de Rae. Non elle n'aimait vraiment pas ce souvenir. Mais depuis, elle avait su ce qu'était une maman. Son papa lui avait donné des livres avec moins d'image, bien qu'il y en ait toujours, et dedans on parlait de « maman », de « papa » et de « famille ». Rae savait qu'avec son papa, ils formaient une famille heureuse. Et pour papa, ils n'avaient pas besoin d'une maman. Rae le pensait aussi... quelquefois. Mais ce n'était pas ça qui le manquait le plus. Dans ses livres, on parlait aussi « d'amitié ». Rae voulait aussi des amis. Elle recommença à écrire, trempant sa plume dans l'encre noire.


    J'aimerais bien avoir des amis, tu sais. Bien sûr, je t'ai toi ! Et puis il y a Dway. Mais dans mes livres, on parle d'enfant. De garçons et de filles. Qui s'entendent bien. Qui s'amusent ensemble. Je voudrais aussi m'amuser avec d'autres personnes. Mais je ne pourrais pas. Ils ne pourront pas non plus. Tu sais, demain j'aurais 16 ans. 16 ans. Je suis grande, non ? Tu crois que papa me laisserait partir explorer les alentours. Avec lui, bien sûr ! Je ne pourrais pas partir toute seule, j'aurais trop peur. Bon je vais te laisser. Papa va bientôt passer ! Je t'embrasse.

    13 février 2011.


    Rae ferma son carnet, le cachant dans sa table de nuit. Elle se leva, attrapa son joli peigne et grâce à la chaise, s'assit sur le rebord de la fenêtre. Elle fit glisser sa chevelure couleur de blé près d'elle et commença à les peigner. Les pas raisonnant sur le marbre, étaient un bruit familier pour la jeune fille. Elle sourit et tourna sa tête vers la porte en bois qui s'ouvrit.


Allez laisse tomber les masques,
dans la vraie vie, tu es qui ?.


Hors RP

  • Vrai nom ou pseudo : Ne dira rien même sous la torture 8D
  • Age : 18 ans, bientôt 19 \ô/
  • Auteur de l'avatar (dis quel est l'artiste de ton avatar) : Quelle bonne question °° Faut demander aux admins =D
  • Comment tu as découvert ce forum ? Alice *_*
  • Et tu en penses quoi dis ? Je l'adore ! ♥♥♥♥♥♥♥
  • Un commentaire ? J'y suis, j'y reste *_*
  • Code : [Validé By Annie très contente \ô/ ♥♥]



Dernière édition par Rae le Mar 22 Fév - 19:59, édité 2 fois
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: Rae, l'enfant adorée [Terminée] Lun 21 Fév - 11:16

Bonjour Rae ^^.

Quelques fautes de temps… encore une fois ^^. Mais ne t’en fais pas, tu progresseras vite \ô/. Il te suffit de t’aider avec un Bescherelle ou bien le site
le conjugueur ou bien avec le site de Bon Patron. Il y en a d’autre bien évidemment mais ces deux sites sont les principaux ^^. Utilise surtout le conjugueur car tu fais énormément de fautes de temps ^^. Quoi que ça semble s’être amélioré depuis quelques temps. Je suis fière de toi \ô/. Corrigeons ensemble tes fautes de temps si tu veux ^^.


Citation :
l'ouvra
: Je pense que c’est une mauvaise terminaison du passé simple. C’est « ouvrit ».

Citation :
mes cheveux ont encore poussé
: « ont encore poussés » Avec l'auxiliaire 'avoir', le participe passé s'accorde normalement avec le complément d'objet direct seulement si celui-ci est placé devant le verbe.


Voici des exemples de fautes que tu fais souvent ^^. Ne mélange pas passé simple et imparfait ^^. Le passé étant utilisé pour des actions plutôt courtes avec une durée dans le temps. Et l’imparfait étant utilisé généralement dans des actions habituelles et dans une durée indéterminée dans le temps ^^. Aides toi au son, et si ça ne t’aide pas, il va falloir utiliser ta tête XD. Te poser les questions bateau comme : « est-ce que c’est une action habituelle ou bien c’est unique ? ». Ce genre de question ^^.
Mais tu as vraiment progressé je suis fière \ô/.



Pour ce qui est du personnage maintenant ^^.

Je ne vois rien à corriger de spécial. Tu as très bien interprété le personnage. Tu as fait de Rae un vrai petit atlante. J’aime beaucoup son caractère qui colle parfaitement au PP. Et tu as bien donné de la profondeur au personnage. La relation que tu as tissé entre Cassius et Rae est vraiment bien construite et très plausible. C’est même cette relation entre Rae et Cassius ^^. L’histoire est bien construite également. Il n’y a pas d’incohérences. J’aime beaucoup.


Après les petites corrections que je t’ai demandées, je vais pouvoir te valider joyeusement \ô/.
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InvitéInvitéavatarprofil +
MessageSujet: Re: Rae, l'enfant adorée [Terminée] Mar 22 Fév - 19:20

Bon j'ai corrigé les fautes que tu m'as dit \ô/
S'il y en a d'autre, c'est Bon Patron le coupable XD
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: Rae, l'enfant adorée [Terminée] Mer 23 Fév - 16:24

Bon, je pense que tout est bon ^o^. Je peux donc te valider avec plaisir \ô/

Tu peux d'or et déjà aller faire ta demande de relation, faire ton journal intime et vivre ta petite vie au sein de la communauté de Ambroise. Mais tu sais déjà tout ça 8D.

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MessageSujet: Re: Rae, l'enfant adorée [Terminée]

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Rae, l'enfant adorée [Terminée]

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