Atlantis



 
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Atlantis Lun 7 Fév - 0:53

Atlantis


L'Océan. Infini, à perte de vue. Voilà quelle est la première chose que l'on remarque sur Atlantis. Le continent – l'île – unique de ce monde est certes immense, mais jamais ses terres verdoyantes ne dépasseront en nombre la surface sombre autour. Alors au lieu de vous perdre dans cet Océan éternel, retournez-vous. Et admirez le déclin d'une civilisation.
Atlantis est composé d'une ville énorme, faisant le tiers du continent – le reste est occupé par les champs et les endroits non cultivés –, et cependant emplie de magnifiques jardins aquatiques et suspendus, accompagnés de jets d'eau splendides, qui avaient autrefois égayé le paysage. Mais sous le règne de Cassius, les jardins sont morts, et les fontaines ont tari.
La population, hétérogène, est répartie en trois classes principales : la noblesse, la classe moyenne, la plèbe. Ces couches sociales sont très très distantes les unes des autres aussi bien géographiquement (les nobles vivent autour du palais, au centre de la ville, tandis que les classes moyennes vivent à l'ouest et au sud, et la majorité, la plèbe, à l'est et au nord) que culturellement parlant : la noblesse, tout comme les membres de la famille royale, parle le Ti Gló̱ssa (proche du grec ancien), tandis que la plèbe et la classe moyenne parlent toutes deux la Loquella (proche du latin).

Cependant, tous différents qu'ils puissent être, les Atlantes partagent une même origine, une même histoire ; alors n'ayez pas peur, et approchez-vous du vieux conteur qui va faire sa leçon :

« Autrefois, lorsque le monde était jeune, et envahi de terres verdoyantes, de montagnes aux hautes cimes et d'arbres immenses, lorsque les êtres vivaient en harmonie, sans que cela nécessite le besoin de dévorer son prochain, lorsqu'existait encore l'Arbre de Vie, qui nourrissait les êtres et écartait la Mort, en ce temps-là les deux astres de lumière que sont la Lune et le Soleil étaient unis, et il n'existait ni jour ni nuit, et le monde entier ne connaissait qu'une lueur douce et feutrée. De leurs amours naquirent les innombrables frères et sœurs que sont les Étoiles.
Ceux-ci, remplit de bien moins de lumière que leurs parents, ne se voyaient presque pas, et étaient ignorés de tous. Le premier de l'Infinie Fratrie en ressentit bientôt de l'ombrage, et finit par se plaindre à sa grand-mère, le Ciel : celle-ci fut touchée par la détresse de son petit-fils, mais voulait pas s'interposer entre les parents et leur enfant ; elle lui conseilla donc de s'adresser à son mari, le Monde, qui avait moins de timidité. Celui-ci fut ému par l'angoisse de la chair de sa chair, mais malheureusement ses propres enfants étaient pour lui hors d'atteinte.
Désespéré, la Plus Brillante des Étoiles finit par s'adresser, en désespoir de cause, aux êtres qui peuplaient le dos de son ancêtre. Mais aucun animal, aucune plante ne put l'aider. Il finit par rencontrer l'espèce encore toute nouvelle qu'était alors l'Homme, et à ceux-là, il promit sept de ses frères et de ses sœurs, dont les corps lumineux attisaient l'envie de ces Mortels de chair. Et lorsqu'il eut pris la vie de ceux de sa Fratrie, et que leurs corps de lumière furent déposés sur la Terre, les Hommes tirèrent vers le Ciel, et leurs flèches et leurs lances déchirèrent sa tenture de velours en deux parties, séparant le Soleil et la Lune.
En voyant, horrifiés, ce que leur petit-fils avait osé accomplir, la Terre et le Ciel prirent chacun une décision ; la Terre avala les corps de ses petits-enfants, condamnant les Hommes à creuser toujours plus profondément pour récupérer leur dû infâme ; et le Ciel commença à tourner sur elle-même, permettant ainsi à la Lune et au Soleil de se rencontrer, durant ces fragiles moments que sont l'aube et le crépuscule, et de s'unir lors de ces éphémères et rares instants que sont les éclipses.
Les Étoiles décidèrent de rester près de leur mère pour tenter de la consoler de son chagrin ; mais elle avait le cœur brisé par la mort de sept de ses enfants, par la trahison de son Premier-né, par la perte de son amour ; et sa tristesse fut si grande que les larmes qu'elle versa formèrent l'Océan, et noyèrent les arbres immenses et les terres verdoyantes, et les montagnes aux hautes cimes, et l'Arbre de Vie.
C'est pourquoi, depuis ce temps-là, les jours et les nuits se succèdent ; les êtres se déchirent, se dévorent, et se font emmener par la Mort qui rôde ; et la Lune parfois cache son corps argenté pour pleurer, tandis que les larmes de rage du Soleil tombent en pluie sur la terre.
Quant à la Plus Brillante des Étoiles, il fut exilé au Nord de la tenture de velours du Ciel, et se tient là depuis, entouré par le vide où auraient dû se trouver ses sept frères et sœurs morts par sa main. »

Triste, n'est-ce pas ? Ce mythe explique pourquoi plutôt que de vénérer l'Océan, les habitants d'Atlantis vénèrent les Astres Fondateurs, et pourquoi à un certain endroit du ciel il n'y qu'une seule étoile. Il est d'ailleurs dit que la famille royale descendrait de l'union entre le 'Premier-Né' et une humaine, mais qui sait...

Avec son environnement très aquatique, beaucoup d'Atlantes ont développé des mutations diverses : branchies, capacités étranges, transformations partielles... Au point que certaines familles nobles, effrayées par ces changements, ont décidés de s'unir uniquement entre elles. Ces Clans, très anciens, étaient auparavant très puissants, les souverains officieux d'Atlantis. Cependant, l'arrivée de Cassius au pouvoir a bouleversé beaucoup de choses, dont ce système sous-jacent du royaume, obligeant par divers moyens tels que massacres, chantages ou tout simplement corruption les Clans des Nobles à venir se ranger sous sa coupe. Cependant, le plus grand cataclysme que le jeune roi avait provoqué fut sans nul doute l'Engloutissement.

Atlantis n'avait jamais été un monde rempli de terre, loin de là ; cependant, il comptait autrefois trois continents : Mû, Urbis et Gaïa. C'était peu, mais suffisant pour la population, peu nombreuse. Mais vint un jour où le jeune Roi, rempli d'une rage aussi atroce qu'incompréhensible, décida de purifier son royaume et ce d'une manière radicale : il engloutit sous les eaux le continent-capitale Urbis, détruisant du même coup les deux autres, jugés « irrécupérables » par sa Majesté. Les survivants pleurèrent, et leurs pertes, et leurs terres. Mais bientôt même les sanglots se firent murmures, car désormais Cassius tenait son royaume d'une main de fer, et pas toujours avec le proverbial gant de velours...

Et puis, au bout de nombreux siècles, le Roi se décida magnanime, et remonta le dernier continent, l'ultime ville, à la surface. Et les habitants, retrouvant avec joie les Astres et leurs lumières bien-aimées, s'attelèrent à la tâche de reconstruction de la cité. Le marché d'Atlantis prospéra, gagnant une grande réputation au-delà des mondes, et la ville-capitale reprit des couleurs joyeuses. Les rues tortueuses, débarrassées des poissons, gagnèrent d'autres promeneurs, et les requins furent remplacés par des voleurs, peut-être aussi dangereux, mais au moins plus humains.

Désormais, l'Océan est abordé avec circonspection. Bien sûr, il est source de nourriture, et l'on peut y pêcher d'anciens trésors, mais après tout, n'est-il pas aussi la marque de la tristesse de la Lune, et donc un lieu funeste ? Et puis, on n'oublie pas si vite les siècles passés sous ses eaux sombres...
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