Folie... Douce Folie [PV Meadow]



 
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Folie... Douce Folie [PV Meadow]

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MessageSujet: Folie... Douce Folie [PV Meadow] Sam 5 Fév - 21:46

Alice était dans sa chambre. Sa chambre à l'Ambroise. Style baroque et avec une double facette... comme sa propriétaire. Tantôt sombre et angoissant, tantôt coloré et joyeux... dans la mesure du possible bien entendu. Meadow, son Maître, avait arrangé du mieux sa chambre, voulant qu'elle soit bien installée. La clef était assise sur son lit. Ses cheveux blonds étaient à l'air libre et quelques mèches encadraient son visage fin et pâle, ses yeux sombres n'étaient que néant et ses lèvres bougeaient lentement sans pour autant émettre un son. Elle portait une jupe noire et un débardeur rose délavée. Elle portait souvent du noir quand Meadow ne l'habillait pas. Il n'aimait pas qu'elle porte du noir. Il voulait la voir colorée et joyeuse. Souvent, quand il la voyait portant cette couleur si sombre, il l'obligeait à se changer... Obliger est un grand mot... On va dire qu'elle se laisse faire, non pas par plaisir, mais par lassitude. Elle battait l'air avec ses pieds nus et sa tête balançait de droite à gauche en rythme avec la chanson qui tournait encore et encore dans sa tête. Sa chanson... Leur chanson...

Ainsi font, font, font
Les petites marionnettes,
Ainsi font, font, font
Trois p'tits tours et puis s'en vont.

Les mains aux côtés,
Sautez, sautez marionnettes,
Les mains aux côtés
Marionnettes recommencez.


Alice était dans son monde. Son monde rose, son monde multicolore. Aujourd'hui, c'était les marguerites qui chantaient et Alice aimait beaucoup la voix des marguerites. Elle tenait une tasse en porcelaine dans sa main et à côté d'elle sa petite théière rose. Alice était assise au milieu des géraniums qui étaient impatients de faire écouter leur nouvelle composition à la petite fille... Alice, une petite fille ? … Oh que oui, son esprit d'enfant était encore là, inventant merveilles par merveilles pour son monde. Elle qui en avait été privée pendant son enfance, Alice en profitait. Mais pas pleinement... En tout cas, pas aujourd'hui. Meadow n'était pas là et étrangement il lui manquait. Alice ne savait pas pourquoi. La solitude se fit d'un seul coup pesante et Alice sursauta quand elle sentie une vive douleur dans son ventre. Ses paupières battirent à une vitesse affolante et puis plus rien. Alice était dans sa chambre. Sombre. Morne. Pourtant, des peluches sur sa commode apportait une touche de gaieté dans cette chambre. Les dessins, les très nombreux dessins qu'Alice faisait quand elle s'ennuyait, aussi. Mais non, ce n'était pas pareil. Alice porta la main à son ventre, mais ce n'était pas là qu'elle avait mal. Non, c'était plus haut. Son cœur était affolé sans qu'elle sache pourquoi. Tout à coup, elle se sentait extrêmement seul. Ce sentiment de solitude lui fit peur. Affreusement peur. Ses doigts atteignirent ses avant-bras et se crispèrent. Ses ongles s'enfoncèrent dans la chaire. Alice tremblait, son regard dévia vers la boîte sur la table de nuit qui contenait ses petites pilules multicolores. Son bras voulut l'attraper, mais elle n'était pas assez près. Elle se rapprocha, mais elle tomba sur le sol avant. La douleur. La douleur. Toujours la douleur. Elle était terrible. Cela la rongeait de l'intérieur. Elle crut mourir. Mais la douleur était toujours là. On ne souffre pas quand on meurt, non ? Alice rampa avec une grande difficulté dans un coin de la chambre... Pourquoi ? … L'habitude sans doute...Mais où avait-elle bien pût attraper une telle habitude ? Elle n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir. Sa respiration se fit laborieuse et son cœur ne voulait pas arrêter de la malmener. Elle posa sa tête contre le mur, ses doigts griffèrent ce dernier sans ménagement. Ses bras étaient en sang, ses ongles et sa lèvre inférieure également. Un nom s'imposa dans son esprit. Meadow. Elle voulait qu'il soit là. Tout de suite. Maintenant. Il devait être là. Il lui manquait affreusement. Alice ferma les yeux, mais ce qu'elle vit ne fut pas plus réjouissant. Du sang. Du rouge. Du noir. Des hommes en blanc. Alice ouvrit les yeux et se retient de hurler. Elle était seule. Personne ne pouvait la sauver. Elle était encore là-bas. Dans cet endroit. Elle se prit la tête entre les mains en gémissant de désespoir, formant la position fœtale. Les piqûres, les coups, les brûlures, les humiliations. Tout lui revenait. Non ! Elle ne voulait pas se souvenir. En désespoir de cause, elle rampa de nouveau, le corps secoué de spasmes vers sa table de nuit. Elle l'a fit tomber. Le meuble cogna contre le parquet en bois verni avec une violence qu'Alice vit des éclats jaillir du parquet qui ne supportait pas la maltraitance. La petite boîte tomba et Alice l'attrapa de ses doigts ensanglantés et tremblant. Elle l'ouvrit avec difficulté et laissa sa gorge avaler quatre pilules. Elle resta ainsi, joue contre le sol pendant une durée indéterminée. Puis elle rampa de nouveau dans son coin. Les spasmes s'étaient arrêtés, c'est bien... Mais pour ce qui est du cœur, il y avait encore tant à faire. Elle resta avachie contre le mur, tremblante. Ses doigts se logèrent de nouveau dans ses avant-bras, écorchant de nouveau. Cela faisait mal, mais la douleur de la chaire permettait d'oublier la douleur du cœur. Des larmes de douleur et sûrement de peur roulèrent sur ses joues. Meadow. Meadow. Ce nom revenait sans cesse... Mais pourquoi ? Ce nom signifiait donc quelque chose pour elle... Alice avait du mal à réfléchir. Son regard se posa sur un des dessins accrochés au mur. Il était noir, totalement noir. Pas un seul point blanc. Que du noir. Alice tourna la tête, joue contre le mur. Alors que son cœur commença à rebattre normalement, un nouveau pincement à celui-ci fit ressurgir des souvenirs enfouis au plus profond de son âme. La douleur surgit de nouveau, provoquant un spasme violent, la faisant enfoncer plus profond ses ongles dans sa peau déjà sanglante de ses avant-bras. Meadow. Ce nom revenait de nouveau. Alice se souvenait. Elle voulait qu'il soit là, à ses côtés. Elle avait peur. Elle était seule. Elle avait peur de la solitude. Elle voulait que Meadow l'aide. Elle voulait que Meadow la réconforte... Mais il n'était pas là et elle ne savait pas quand il reviendrait... Sa folie reprit le dessus. Elle cogna violemment sa tête contre le mur, ses poings frappèrent le sol, laissant des échardes s'enfoncer dans ses mains. Elle commençait à voir flou. Sa tête se cogna de nouveau contre le mur. Alice ne contrôlais plus ses gestes. Ses tremblements se firent plus violent. Elle enserra ses genoux de ses bras, se recroquevillant contre le mur. Solitude...Alice ne réussit qu'à prononcer un seul mot. Un nom.

«  Meadow... » murmure-t-elle.
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Meadow Warrenavatarprofil +
MessageSujet: Re: Folie... Douce Folie [PV Meadow] Lun 14 Fév - 23:22

Meadow est joyeux. Plus encore qu’à l’ordinaire. Aujourd’hui, il va à Ambroise. Retrouver son Alice. De fait il s’inspecte avec soin à travers un miroir, souhaitant se faire le plus beau possible pour retrouver sa belle. Vêtu d’une chemise blanche, d’une veste rouge et d’un pantalon vert, Mad Hatter hésite sur le choix du dernier accessoire qu’il pourrait mettre.

La cravate jaune !


Mets plutôt le nœud papillon rose !


En parlant de Papillon, pourquoi n’en accrocherais-tu pas un vrai à ta veste ?


-Bonne idée ! S’écrit Meadow.

L’Autre n’est pas le seul à vivre dans la tête de Meadow. Des habitants, il y en a bien d’autres, comme Tintok, Farfadet et Barbarabella. Tintok est un jeune intrépide, casse-cou et qui aime ce qui est voyant. C’est grâce lui que Meadow a appris à faire des acrobaties. Fardadet, lui, est un peintre timide et a le béguin pour Ilana d’Ambroise. Barbarabella quant à elle, est l’une des seules filles vivant dans la tête de Meadow. Elle est toute petite, mais est un véritable prodige ? Grâce à elle, Meadow sait jouer du violon. Elle a toujours de bonnes idées.
Le chapelier fait alors apparaître un papillon turquoise, et le dépose sur sa veste. Ceci effectué, il enfile son chapeau fétiche, prend son cadeau sous le bras et sort joyeusement de la cabane en bois.

« Loir ! Mars ! A plus tard ! »

Quelques secondes plus tard, Meadow atterrit violement sur le dos dans un couloir désert de la maison close. Après avoir poussé un petit cri de douleur, il se redresse en se massant les reins, titube quelques secondes encore avant de pouvoir à nouveau sautiller joyeusement comme à son habitude.

En avant la musique !

Allons voir Alice !

Meadow, comporte-toi en vrai gentleman !

Et c’est en chantonnant la chanson des marionnettes qu’il se dirige vers la chambre de sa chère et tendre, ne manquant pas d’attirer les regards des individus qu’il croise. Arrivé à destination, il donne trois petits coups à la porte avant d’entrer, ne souhaitant pas perdre de vue le conseil donné par Farfadet. Pénétrant dans la chambre, l’image qui saute à ses yeux le fait rester sans voix, mais la bouche, par contre, est grande ouverte, pendant quelques secondes. Cette vision là ne l’amuse pas du tout.

Alice sa bien aimée, sa clef fétiche, recroquevillée contre un mur, le corps meurtri. La souffrance qui émanait de la jeune fille brise le cœur de Meadow. Quand Alice est triste, c’est comme si le monde qu’il aime tant meurt un peu. Il avance d’un pas timide, jette un œil à la table de nuit renversée, et, arrivé à sa hauteur, se baisse à sa hauteur.

« Alice, c’est moi Meadow. Tu n’es plus toute seule maintenant. Je vais prendre soin de toi ne t’en fais pas. »

Délicatement, il lui passe une main dans les cheveux, écarte ses mèches blondes de son front pour y déposer un léger baiser. Il tapote ensuite dans ses mains et le papillon posé sur sa veste se met à voleter autour d’Alice. Il sort alors un mouchoir de tissu blanc et doucement vient éponger le sang sur ses avant-bras. Cherchant comme il le peut à dédramatiser la situation il dit alors à voix basse.

« Après tu changeras cette jupe et on boira le thé. Tu veux Alice ? Je ne suis pas venu les mains vides tu sais ! J’ai un cadeau avec moi ! »

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MessageSujet: Re: Folie... Douce Folie [PV Meadow] Jeu 24 Fév - 22:28

Seule. Solitude. Souffrance. Douleur. Alice. Ces mots la résumaient à cet instant même. Elle souffrait et elle était seule. Elle tremblait. Elle ne voyait que du noir. Elle détestait le noir. Elle détestait ça ! Elle n’avait pas entendu qu’on toqua à sa porte, mais elle avait entendu des bruits de pas. Cela faisait remonter tellement de choses. Des pas. Elle avait l’impression de réentendre les pas lourds des hommes en blanc. Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas y repenser. Non ! Elle sentit un mouvement vers elle. Et elle entendit une voix. Elle ne connaissait pas cette voix. Mais elle était douce, calme… si familière… si inconnue. Ne plus être seule ? Prendre soin d’elle ? Des promesses qui semblaient irréalistes à ce moment-là. Elle avait une sensation de déjà-vu. Elle sentit qu’on lui enlevait les mèches qui avaient glissé sur son visage. Des lèvres se posèrent sur son front et une touche de couleur voltigea devant elle. Elle releva la tête. Un papillon. Il était si joli. Si beau. Si coloré. Turquoise. Quelle belle couleur. Les yeux d’Alice bougèrent au rythme du papillon. Puis elle sentit qu’on lui toucha le bras. Prenant enfin conscience de la situation, elle tourna la tête vers la personne qui était à côté d’elle. Cette personne soignait ses blessures à l’aide d’un mouchoir blanc. Elle regarda le mouchoir blanc devenir rouge. Rouge sang. Alice trembla. Horrible sensation. Horrible vision. Le sang qui coule. Le sang qui luit. Le sang sur du noir. Encore et encore. Elle releva la tête, attrapant bruyamment une inspiration. Elle regarda l’homme qui était près d’elle. Il avait dit qu’il s’appelait Meadow. Elle connaissait ce prénom ?...Peut-être. Elle entendit de nouveau sa voix. Une voix qui avait un effet apaisant sur la clef.

« Après tu changeras cette jupe et on boira le thé. Tu veux Alice ? Je ne suis pas venu les mains vides tu sais ! J’ai un cadeau avec moi ! » Dit-il.

Elle ne saisit pas tout de suite sa phrase. Elle fixa Meadow dans les yeux. Elle savait. Elle savait qu’elle connaissait son prénom, qu’elle le connaissait. Mais son nom ne lui disait rien. Pourtant, ne l’avait-elle pas dit quelques minutes plus tôt ? Elle ne s’en souvenait déjà plus. Mais une petite voix en elle lui disait qu’elle devait l’écouter, lui faire confiance, le laisser faire. Qu’il ne lui ferait jamais de mal. Ses yeux. Plus elle les regardait, plus elle se souvenait vaguement. Alors qu’il baissa la tête, regardant de nouveau ses avant-bras, elle lui fit relever la tête, glissant sa main sous son menton. Elle voulait de nouveau voir ses yeux. Elle voulait voir de l’espoir, de la connaissance, de la tendresse… Elle savait maintenant.

« Meadow… tu es revenu… » Souffla-t-elle d’une voix tremblante.

La phrase que ce dernier avait dit commençait doucement à se former dans l’esprit d’Alice. Boire le thé ? Oh oui, elle adorait boire le thé, surtout celui de sa petite théière rose préférée. Elle hocha doucement la tête. Il lui avait ramené quelque chose ? Alice pencha la tête sur le côté. À l’instant où elle s’était posée cette question, elle avait oublié. Elle regarda autour d’elle, comme si c’était la première fois qu’elle venait ici. Puis elle regarda de nouveau…Meadow, son nom lui échappait. Elle le fixa encore et encore, comme si ce qu’elle cherchait était marqué sur son front. Elle voulut se relever, ce qu’elle fit ou plutôt essaya de faire. Cramponnée au mur et se rattrapant à Meadow, elle se leva. Ses jambes tremblèrent, mais elle réussit à marcher jusqu’au lit et à s’asseoir. Elle respira, doucement. Sa poitrine s’éleva au rythme de sa respiration, qui pour une fois, est régulière. Elle releva la tête vers Meadow. Ses yeux se voilèrent. Qui était-il pour elle ? Elle s’évertua à réfléchir mais un mouvement à sa droite, près de l’oreiller, la fit changer d’objectif. Elle aperçut son petit lapin rose, rappelons-le, blanc pour toutes personnes étrangères à son monde. Il s’était caché derrière les oreillers en entendant tout ce raffut qu’avait provoqué la folie d’Alice. Elle le regarda et l’attrapa doucement, puis elle le serra contre elle, le câlinant. Ses pieds battirent au rythme des balancements de tête qu’elle faisait.

« Dis ? …Tu crois que ma petite théière rose est jalouse de mon petit lapin rose ?» demanda-t-elle en tendant son petit lapin, blanc, vers Meadow.

Puis elle le cale contre elle, le serrant doucement. Elle caresse lentement le petit animal fragile. Qu’il était beau. Si petit. Si mignon. Si rose. Un rose pâle très joli, comme sa petite théière. Cette dernière, d’ailleurs était derrière Meadow, elle volait. Celle-ci vola jusqu’à Alice se posant à côté d’elle. Alice posa une main sur sa théière, n’ayant pas du tout remarqué que celle-ci était là depuis le début, et pencha de nouveau la tête. Alice était contente à ce moment-là. Elle avait sa petite théière, son petit lapin et… qui déjà ? Elle leva la tête vers la personne qui était juste en face d’elle. Elle l’avait complètement oublié, se demandant même s’il n’était pas apparu là, il y a quelques secondes. Elle le détailla. Des couleurs. Pleins de couleurs. Il était habillé avec beaucoup de couleur. Alice aimait beaucoup.

« De la couleur… J’aime les couleurs de tes vêtements…Meadow » dit-elle.

Son nom lui était revenu naturellement. Il avait franchi ses lèvres, comme si elle le connaissait depuis longtemps. La couleur. Plus, elle regardait les vêtements de Meadow, plus les souvenirs remontaient. Elle se souvenait des ballons en forme d’animaux, des rires d’enfants, du bruit du vent sur les feuilles des arbres du parc. Les souvenirs joyeux remontaient…accompagnés de ceux beaucoup moins joyeux. Le visage ferme, crispé et froid de Tante Sarah apparut devant ses yeux. Elle eut un mouvement de recul qui fit peur à son lapin qui retourna se cacher derrière les oreillers. Elle se recroquevilla sur son lit, tendant une main tremblante vers Meadow.

« Tu resteras toujours avec moi ? Tu ne m’abandonneras jamais ? …Meadow… » demanda-t-elle, la voix tremblante.
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