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La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é]

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MessageSujet: La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é] Dim 30 Jan - 23:22


Si tu veux rentrer à l'Ambroise,
va falloir me dire qui tu es...

Identité

  • Nom : Liddel
  • Prénom : Alice
  • Âge : Mon Age ? Quelle question... je ne sais pas... Je vais demandez à la théière rose qui est à côté de moi, elle sert un thé délicieux.. Elle me dit que j'ai 17 ans... Libre à vous de la croire ou non...
  • Origine (s) : Hum... demandez donc à Meadow... Il le sait peut être... Pourquoi il le saurait ? Mais je ne sais pas, ne m'embêtez pas avec vos questions.
  • Orientation sexuelle : Quelqu'un m'a dit un jour que j'étais Hétérosexuelle...mais la signification de ce mot m'échappe... Pensez-vous pouvoir me l'expliquer ?
  • Métier : Être une clé représente déjà un bien lourd travail, vous ne voudriez quand même pas que je me tue à la tâche non plus ? … Je devrais prendre de plus en plus mes petits bonbons multicolore après, non pas que cela me dérange, ils s'accompagnent très bien avec une tasse de thé...
  • Fonction : Clef de Wonderland

  • Pouvoir : Mes rêves sont les vôtres si je le décide. Mais ne vous inquiétez pas, vous ne reviendrais jamais blessée de ces instants passés dans mes rêves créent à volonté. Mais faîtes attention, je décide de tout. Et quelquefois mes décisions ne sont pas très cohérentes pour vous. (Laissez-moi éclairez votre lanterne, en gros Alice peut emmener des personnes dans un endroit où ses désirs sont réalités, elle n'y arrive pas très souvent vu qu'elle n'ait pas très souvent consciente de ses actes, donc aucune inquiétude pour le moment. Nd: j'ai rapproché son pouvoir de celui de Meadow en connaissance de cause pour créer un lien un peu plus fort entre les deux)


Tourne toi un peu, pour voir,
que je sache à quoi tu ressembles...

Physique

  • A quoi je ressemble ?
    Laissez-moi me regarder dans le miroir... Oh ! Merci... La théière me dit que je suis jolie. Je ne sais pas si elle dit la vérité. Ce que je peux vous dire c'est que mes cheveux sont d'un blond foncé et ils seraient sûrement sales et ternes si Meadow ne s'occupait pas autant de moi. Mes yeux sont foncés, je n'arriverais pas à vous dire de quelle couleur ils sont réellement. De toute façon qui peut bien s'en soucier. Plus je me regarde dans le miroir et plus je me dis que ma peau est blanche... pâle.... pâle comme la mort. Tiens, mais qu'est-ce que sont ces petites lignes rouges sur mes bras ? Des cicatrices ? Des balafres ? Peut être. Elles ressortent bien sur ma peau. Rouge sur Blanc. Est-ce cela fait jolie ? Je ne sais pas. Peut être. Surtout qu'aujourd'hui Meadow m'a habillé d'une drôle de façon... Oui c'est Meadow qui m'habille... Il me coiffe aussi et même que des fois il m'apporte un chapeau. Un beau chapeau qui cache mes cheveux et mon visage. Oh! Aurais-je divagué ? Je ne sais pas.... Meadow m'a habillée d'une drôle de façon aujourd'hui... Il m'a fait mettre une petite robe blanche sans manches et à bretelle. Les bretelles et le bas de la robe sont en dentelles. On dirait des petits trous de souris. Il m'a cintré la taille avec une fine ceinture bleue pâle et m'a rajouté un collier ras du cou bleu pâle... de la même couleur... tiens je n'avais pas fait attention. J'aperçois aussi une petite croix qui repose au creux de ma poitrine. Je me demande ce qu'elle fait là...
    Aujourd'hui, mes cheveux sont lâchés et ils m'arrivent en haut du cou. Quelques mèches ont décidé de se la jouer solo et se dressent de part et d'autres de ma chevelure que je trouve de plus en plus difforme. Une mèche est coincée entre mes lèvres d'un rose pale. Je l'enlève avec ma main et maintient ma main au niveau de mon visage. Petite. Comme moi. Enfin, je pense que je suis petite, je suis plus petite que Meadow. Mes ongles sont coupés courts, ce qui accentue le côté petit de ma main. Meadow les a vernis. Ils sont brillants maintenant. Dans le miroir, je vois que ma bouche forme une petite moue. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je vois que mes joues sont roses. Cela fait une petite touche de couleur sur mon visage blanc.... Comme mes petits bonbons multicolores dans ma main. Où sont-ils d'ailleurs ? Un mouvement balancier m'informe que mes précieux bonbons sont dans la petite poche ventrale de ma robe. Je penche la tête sur le côté et je regarde mes jambes, petites et fines. Je vois que je porte des ballerines bleues clair.... Ces chaussures me dérangent. Je n'aime pas les chaussures Je préfère être pieds nus... Mais Meadow les aime bien alors je les garde... Pourquoi je fais ce qu'il veut ? Je ne sais pas. C'est instinctif... Pourquoi ? Je ne sais pas moi ! Je vous ai déjà dit de ne pas m'embêter avec vos questions ! Cela m'épuise de vous parler... mes pilules, j'en veux une... maintenant !


Et puis parle moi un peu de toi,
pour que je te connaisse mieux...

Psychologie

  • Mon Âme ? J'en ai une au moins ? Je ne sais pas trop quoi vous dire... À quoi je pense ? Je ne sais pas... Vos questions m'embrouillent, je n'arrive plus à réfléchir.... Mes pilules, il m'en faut une ...deux... trois.... Pourquoi ? Je ne sais pas. Vous avez de drôles de questions, vous savez ? ... Dès fois j'ai l'impression d'être ailleurs, ces pilules m'aident, vous savez... Comment ? Elles m'emmènent dans mon monde à moi, un monde magnifique, rose... Là-bas, le thé est délicieux, les théières sont si gentilles avec moi, elles me font pleins de compliments, d'ailleurs l'une d'entre m'accompagne toujours.... Vous voulez un peu de thé ? ... Non ?.... Tant pis.... Là-bas, je n'ai pas besoin de faire quoi que ce soit, on me sert du thé, on me raconte des histoires fabuleuses, des fleurs et des papillons en pain d'épices viennent danser devant moi.... Leur spectacle est magnifique.... Cela plairait sûrement à Meadow.... Ce monde, je ne pourrais pas vivre sans...Avant, c'était noir... Rouge... Dès fois j'y repense, quand je ferme les yeux et ça fait peur... Là-bas, je n'ai pas besoin de faire quoi que ce soit, on me sert du thé, on me raconte des histoires fabuleuses, des fleurs et des papillons en pain d'épices viennent danser devant moi.... Leur spectacle est magnifique.... Cela plairait sûrement à Meadow.... Ce monde, je ne pourrais pas vivre sans...Avant, c'était noir... Rouge... Dès fois j'y repense, quand je ferme les yeux et ça fait peur... Je n'aimais pas le « avant »... sans Meadow... Hum ? Que représente Meadow pour moi ? Je ne sais pas... c'est compliqué.... Mes pilules, il m'en faut deux ! ...Comment ? .... Meadow ? Qui est-ce ? De quoi parlions nous ? D'avant ? ... Je n'aime pas en parler ... c'est un passage sombre qui a laissé des marques ... Quelles marques ? ... Des marques profondes et douloureuses Je... je me souviens ... de ... de ces hommes en blancs, de leurs pilules, des barreaux, de cette cage... oui une cage, cette cage si triste, ces gens si tristes, moi aussi j'étais triste... Je le suis toujours... Je ne sais pas pourquoi..... Qu'avez-vous dit ? Si j'aimais la compagnie des individus ? ... Oui... Non... Je ne sais pas... ça dépend... Je crois que j'aime bien ... Meadow, oui c'est ça.. je l'aime bien, il est gentil avec moi... Pour les autres, je ne sais pas, je ne veux pas que d'autres personnes me fassent du mal...Alors, oui, je ne parle pas vraiment aux autres, j'attends qu'ils viennent et je les écoute. Mais dès fois... j'oublie... J'oublie ce que l'on m'a dit. Cela peut causer des ennuis... mais je ne m'en soucie guère... Cela n'a pas vraiment une importance particulière pour moi de me souvenir.... Je n'aime pas me souvenir, mes souvenirs … Je ne les aime pas. Ils me font peur.... Je n'aime pas le noir, je n'aime pas les endroits clos, cela me rappelle trop « cet » endroit.... Il me fait toujours aussi peur, pourtant Meadow m'a sorti de cet horrible endroit mais j'en ai toujours peur … Je ne sais pas vraiment ce que l'on peut penser de moi.... Claudia me dit léthargique... Je ne connais pas ce mot... On me dit folle... Ce mot la, je l'ai entendu depuis tellement longtemps qu'il a pris pour moi tellement de signification.... À certains moments, quelque chose au fond de moi me dit que Meadow est tout pour moi... mais je ne sais pas pourquoi elle dit ça... Je ne comprends pas.... J'ai mal à la tête... Trois pilules ! Une rouge, une violette et une verte.... Vous savez quoi ? Je vous aime bien alors je vais vous dire quelque chose... Enfin, le mot « aimer » est, pour moi, comme le mot « jolie »... c'est-à-dire : rien... En ce moment en tout cas.... De quoi je parlais déjà ? … Ah oui, vous n'avez l'air de vouloir me faire du mal et de me renvoyer là-bas, alors... je vais vous raconter mon histoire... du mieux que je m'en souvienne...



Allez laisse tomber les masques,
dans la vraie vie, tu es qui ?.

Hors RP

  • Vrai nom ou pseudo : Appelez moi Angé Wink
  • Age : 18 ans
  • Auteur de l'avatar (dis quel est l'artiste de ton avatar) : Je ne sais pas, à vous de me le dire, je l'ai emprunté à votre galerie ;D
  • Comment tu as découvert ce forum ? Par le site Top RPG, j'ai parcouru la liste et j'ai été attiré par votre résumé Smile
  • Et tu en penses quoi dis ? Franchement ? Nul XD Je plaisante: Je l'ADORE !! x) Le design, le contexte, … tout quoi. C'est super original ! ;D
  • Un commentaire ? Les poissons sont nos amis, on y touche plus Wink
  • Code : [Validé par Caïn]



Dernière édition par Alice Liddel le Mar 1 Fév - 20:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é] Mar 1 Fév - 14:05

Tu me racontes un peu ta vie,
quand même ?

Histoire

  • … Je vous ai promis mon histoire ? … Vraiment ? Étant donné que je vous aimais bien ? … J'ai dû oublier... Je vais prendre une tasse de thé d'abord... Voilà... Et bien commençons. Tout d'abord, pour que cela paraisse plus clair, je tiens à vous dire que mon histoire est séparée en trois parties : une avant l'arrivée de … De qui je vous ai parlé avant ? ...Meadow ?... Bon et bien c'est lui alors... donc je disais : la première partie de mon histoire se déroule avant l'arrivée de Meadow dans ma vie, la deuxième après son arrivée, et la troisième raconte ma vie à Ambroisie... Cette partie n'est pas vraiment finie... Il reste tellement de choses à faire ici....Commençons par le début...


    1ère Partie: La vie « normale » d'une petite fille « normale »


    Je suis née sur Terre, je crois que je suis née en Angleterre, mes parents et ma grande-sœur parlaient anglais, donc je suppose que ma famille était anglaise. Je n'ai pas vraiment de grands souvenirs avec ma famille, il faut dire que celle-ci est partie tôt de ma vie. Mes souvenirs sont ceux d'une petite fille de 3 ans, flous. Mais j'avais l'impression d'être... heureuse. Oui. J'étais heureuse. Je me souviens de grandes ballades dans un parc, maintenant je sais que c'est ça le nom de ces grands endroits verts, ponctués d'arbres et de bancs, rythmés au son des rires d'enfants et des piaillements d'oiseaux. Je me souviens de la voix si douce de ma maman quand elle parlait, de la sensation que me procurait un de ses baisers sur la joue. En y repensant bien et en fermant les yeux, je peux m'imaginer dans ce parc. Mais si mes yeux restent trop longtemps fermés, je vois ensuite l'horreur qui s'est déroulée sous mes yeux encore enfantins. Ce jour la, il faisait froid et il pleuvait. J'aimais bien la pluie sur mon visage, c'était froid. Ce jour la, nous devions rendre visite à ma tante, la sœur de Papa. Je ne l'aime pas trop. Elle me faisait peur. Nous marchions sous la pluie joyeusement, si mes souvenirs sont bons, quand soudainement un crissement retentit, je sens que ma maman me pousse en arrière. Ce geste fut suivi d'un tremblement sourd du sol suivi d'un grand choc. Mes yeux étaient fermés. J'entendais des hurlements, des voix qui se rapprochaient. Mais surtout je sentais quelque chose de chaud sur mon visage. Je trouvais cela étrange, il pleuvait et il faisait froid. Quand j'y repense, je me dis que j'aurais préféré être aveugle. Je réussis à ouvrir les yeux et je portais ma main à mon visage. Quand le gant fut à la hauteur de mes yeux, j'eus un moment d'absence. Les gants que m'avaient mis maman n'étaient pas censés être bleu clair ? … Alors, pourquoi sont-ils rouges ? Je me relève brusquement. Mais la scène était floue, comme si quelqu'un ne voulait pas que je vois ce qui se passe. Mes yeux s'adaptèrent à la situation plus rapidement que je m'y attendais. J'entendais au loin des sirènes. Mais cela m'importait peu. Ce qui m'importait à ce moment même de la journée, c'était mes parents et ma grande-sœur allongés sur le sol, baignant dans cette flaque rouge qui m'avait atteinte. Une voiture, ainsi qu'un lampadaire les avaient fauchées. À ce moment la, je sentais deux nouvelles sensations en moi : l'horreur et la peur. Je voulais rejoindre mes parents mais, alors que je me levais, deux mains m'attrapèrent et me soulevèrent afin de m'éloigner de ce sanglant tableau. Je me débattais autant qu'une petite fille fragile comme moi pouvait le faire. Mes mains emmitouflées dans les gants maintenant lourds de sang et de couleur rouge battaient devant mon visage, comme si j'essayais de nager vers mes parents à l'autre bout de la piscine. Mais malheureusement je n'y arrivais pas. Plus je me débats, plus je m'éloigne de ma famille. Mes yeux se brouillèrent sous les larmes. Mes battements de bras devinrent moins violents et saccadés. Puis je restais immobile. Immobile dans les bras de la personne qui m'avait écarté de cette scène. Ce jour la, un morceau de mon âme et de mon cœur était parti avec ma famille. Ma voix qui ne cessaient de répéter « Maman ! », « Papa ! » et « Grande-sœur ! » se tut. Ma gorge me serrait, je n'arrivais plus à respirer. Je sentais mon cœur qui battait à vive allure dans ma poitrine. Puis plus rien. Le Noir. Le Silence. Le Froid.

    Quand ma conscience me fut rétribuée, j'eus d'abord mal aux yeux. Une violente lumière blanche m'aveuglait. Mon bras se plaça sur mon visage. Je remarquais que mon bras était mis à nu et que du tissu me frottait la joue. Je pris conscience d'être allongée et me redressai. Mes bras tremblaient mais ils me soutenaient. J'étais dans une chambre lumineuse, blanche. Le lit était grand. Je baissais la tête et aperçu une blouse blanche et bleue clair. Alors que j'observais la jolie blouse, j'en oubliais presque la disparition de mes parents, mais un monsieur en blouse blanche eut la gentillesse de me le rappeler. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, une assistante sociale apparut derrière la blouse blanche et m'annonça que désormais j'habiterais avec ma seule famille. Mon cœur se serra. Plus de douleur. Mais de peur. Je vais habiter avec Tante Sarah et ses deux fils. Tante Sarah a perdu son mari lors d'un essai militaire. Depuis, elle régit sa vie et celle de ses fils comme si elle appartenait encore à l'armée. Elle a aussi été déclarée maniaco-dépressive. Au début, je ne savais pas ce que cela signifiait... Je l'ai appris très vite.
    Ma vie chez Tante Sarah fut tout simplement infernale. Je n'avais pas le droit de jouer. Il y a des horaires pour tout. Et il y a des règles. Et l'une d'entre elle a rendu ma vie encore plus horrible qu'elle ne l'était devenue.

    Règle n°1 : Toi, Alice Liddel, tu n'as aucun droit dans cette maison. Quand on te dit, tu fais sans discuter. Tout le monde peut te punir si tu le fais mal ou que tu désobéis. Ici, tu n'es rien.


    Voilà, ma vie s'est résumée à cette règle pendant plusieurs années. Bien sûr, il y avait les jours que j'appelais les « jours de grâce ». Ceux ou ma tante recevait des gens à la maison et ceux ou l'on sortait dehors. Ma tante voulait s'assurer de garder une vie sociale afin que ma garde ne lui soit pas enlevée. Ces jours la, je revivais... Enfin du mieux que je pouvais. Ma tante aimait m'humilier et me rabaisser et surtout elle se faisait un grand plaisir de rejeter la mort de ma famille sur mes épaules. Elle disait que tout était de ma faute et que je n'aurais jamais dû naître. Ces ballades dans le parc, j'en profitais au maximum. Dès fois je m'éloignais même de Sarah quand celle-ci été abordée par quelqu'un. Et c'est dans l'une de ces ballades que je L'ai rencontré.



    …. J'ai besoin d'un... Oh ! Merci petite théière. Elle me connait. Elle sait quand j'ai besoin d'un bon thé.... Et de mes pilules... Une, deux, trois, quatre... Dîtes vous connaissez la chanson des marionnettes ? … J'adore cette chanson... IL la chante, moi aussi.... Tout le monde doit chanter cette chanson.... Elle rend la vie moins dure.... Vous voulez connaître la suite ? … Déjà ? … Bon, laissez-moi reprendre mes pilules et nous verrons par la suite... Très bien, reprenons, si vous insistez....


    2ème Partie : Une Rencontre Multicolore dans un quotidien morne et gris.


    Ma vie n'était pas des plus joyeuses lorsque je fis sa connaissance. Je venais d'avoir 14 ans. Tante Sarah nous avait emmené dans ce parc que j'appréciais tant pendant mon enfance, non pas que je ne l'apprécie plus mais, ce n'est pas pareil maintenant. Il faisait beau. Le soleil chauffait mon visage et mes cheveux virevoltaient au vent. Tante Sarah me les avait coupé à mon arrivée chez elle. Avant mes cheveux m'arrivaient au bas du dos. Maintenant ils sont au creux de mon cou. On venait de passer les portes du parc que, déjà mes … cousins si l'on peut dire, eux qui s'amusait à me faire mal, partaient vers le terrain de football rejoindre des amis à eux. Ma tante et moi avancions dans le parc quand une femme d'un certain âge interpella ma tante. Alors que celles-ci discutaient, ne faisant absolument pas attention à moi, je regardais les alentours de ce parc autrefois lieu de bonheur. Le bonheur, je ne connais plus. Mais quelque chose attira mon attention. Des couleurs. Une multitude de couleur. Des rires d'enfants. Je m'approchais tout en lançant quelques regards nerveux vers ma tante. Mais elle ne se préoccupait pas de moi. Je m'avançais de plus en plus vers cette source de … de bonheur et de joie. Mon enfance m'a été enlevée et en regardant tout ça, une envie ressurgit en moi. Une envie de bonheur, de m'amuser comme quand j'étais petite. Ces jeux d'enfants qui m'ont été retirés, ces moments de plaisirs que je n'ai pas eu, tout... je veux tout reprendre. Plus je m'avançais et plus je pouvais distinguer la personne qui se tenait au centre. Il était déjà plus grand que moi, mais petit pour un adulte... Enfin, au début je me demandais si cet homme était vraiment un adulte. J'étais émerveillée devant son accoutrement, c'était tellement beau, tellement coloré, tellement joyeux. Et son chapeau, on dirait un chapeau de magicien. Je m'étais assise non loin de la scène. De là où j'étais, je pouvais le voir et voir ma tante. Mais, cette dernière, je l'avais presque oubliée. J'étais presque hypnotisée par les gestes que faisait cet homme. Il avait fait apparaître des objets, avait fait des formes avec des ballons colorés, il riait, chantait, sautait, dansait, … J'aurais tellement voulu me joindre à lui ce jour la, mais je n'osais pas. Les humiliations de ma tante et de ses fils m'ont fait vite comprendre la bestialité de certains êtres humains. Ce sont tous les mêmes. C'est ce que j'avais cru, jusqu'à ce jour. Il m'avait fait découvrir une autre facette des êtres humains, bien que je ne lui ai pas parlé. Enfin pas pour le moment, ma tante a l'air d'être bien partie pour une conversation longue avec son amie aussi maniaco-dépressive qu'elle. Je suis restée assise sur ce banc à regarder et pour la première fois depuis 11 ans, je m'amusais. Je souriais. J'avais l'impression d'être de nouveau moi, avant l'accident, avant les coups, avant les maltraitances. Je fermais les yeux, me laissant bercer par les rires et la joie. Je restais assise pendant un temps indéterminé sur ce banc. Puis je les avait rouverts et il n'y avait plus rien. Plus d'enfants, plus de rire, plus d'homme avec ses tours. J'avais vérifié que tante Sarah était toujours là, oui. Je m'étais pincé le bras. Non je ne rêvais pas. Mais pourtant je n'en étais pas sûre, alors je voulais recommencer, mais une main m'empêchait de me faire du mal. Je relevais la tête et reconnut l'homme aux couleurs, l'homme joyeux. Il me fixait. Moi aussi. Puis il s'était naturellement assis à côté de moi. Et il m'avait parlé. Mais pas comme le faisait Tante Sarah ou ses fils, non. Il me parlait... normalement. Enfin normalement, c'est vite dit. Je voyais bien qu'il n'était pas comme les autres. Mais cela me suffisait. Sa voix était douce et jamais elle ne m'avait insultée, parlé avec mépris ou donné un ordre. Non, rien de tout cela. J'avais une conversation que l'on pouvait juger normale avec quelqu'un qui ne l'était pas. Je m'en contentais. Il me souriait, essayant tant bien que mal de me faire parler ce qui n'était pas sans peine. Il avait bien du attendre 10 minutes pour que je réussisse à lui donner mon nom. J'ai même été obligée de recommencer deux fois car je ne parlais pas bien fort. Tante Sarah me l'interdisait. La première fois que nous nous sommes rencontrés, c'est lui qui avait le plus parler. Je préférais écouter et depuis que j'étais chez ma tante, je n'aimais pas vraiment parler. Mais cette relation avait l'air de nous contenter tout les deux. La première fois, j'étais repartie avant qu'il comprenne ce qui se passait. Ma tante s'était relevée si brusquement que j'ai eu peur d'être punie alors je me suis enfuie. Mais il ne m'en avait pas voulu. Quand nous sommes retournés au parc, je l'ai revu au loin. J'ai profité d'un assoupissement de ma tante et je suis partie le voir. Le petit spectacle qu'il donnait n'était pas le même que la dernière, mais il était tout aussi amusant et joyeux. Et après le spectacle, il s'était assis à côté de moi, comme la dernière fois et nous avons, enfin, il m'avait parlé. Il me souriait, me racontait des histoires fabuleuses, me chantait des chansons. J'étais heureuse quand j'étais avec lui. Et depuis, à chaque sortie au parc, j'échappais, au risque d'une terrible punition, à ma tante pour le rejoindre. Il me faisait rêver, j'aurais tellement voulu que le monde dont il parlait existe vraiment. Un jour, je lui ai dit, car oui je commençais à parler, que je voulais partir avec lui dans ce monde aux mille merveilles. Et lui m'avait répondu qu'il m'y emmènerait. Depuis que je le connaissais, ma vie me semblait moins triste, bien que ma tante et ses fils me menaient toujours la vie dure, je me réfugiais dans les mondes inventés avec Meadow. Car oui, il s'appelait comme ça. Je n'avais jamais entendu un nom de la sorte, mais son nom me plaisait. Mon nom à moi me paraissait banal comparé au sien. Je n'avais que 14 ans, mais mes sentiments pour celui qui m'avait redonné la joie de vivre changèrent. La confiance s'installait. Une intimité s'était créé, mais je n'osais rien faire de peur de le contrarier ou de briser notre relation. Et puis, je n'étais sûrement qu'une gamine paumée à ses yeux. On ne peut pas aimer quelqu'un comme moi. Cela ne me semblait pas possible à l'époque. Mais dès fois, cela me faisait rêver. J'aurais tellement voulu qu'on aille dans ce pays incroyable, seulement tous les deux, sans les méchants adultes. Chez Tante Sarah, il m'arrivait de parler toute seule, je parlais à des théières, des roses, des papillons. Cela m'aidait à vivre, ou plutôt, à survivre. Mais le bonheur que Meadow m'avait créé ne dura pas bien longtemps. Ma tante se doutait de quelque chose. Me voir heureuse ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Ce jour la, je crois qu'il fut encore plus horrible que le jour de la mort de ma famille, car malgré tout ce qui s'était passé, j'avais réussi à retrouver le bonheur, mais se le faire enlever une nouvelle fois, vous détruit. Nous étions au parc et j'avais de nouveau échappé à Sarah. Nous parlions de ce monde si fabuleux en buvant du thé que Meadow m'avait rapporté, prise dans un tourbillon d'allégresse et de bonheur je n'avais pas vu que ma tante s'approchait de nous. Mais elle ne m'avait pas attrapée par le bras violemment comme elle le faisait. Non, elle ne bougeait pas, elle attendait. Quand j'estimai que j'avais passé assez de temps avec Meadow sans que ma tante ne s'en aperçoive, insouciance infantile, je prie congé de mon ami. J'étais partie en lui faisant un grand signe de la main, ne me doutant pas que cela aurait été le dernier moment joyeux que j'aurais passé avec lui. Alors que je cherchais ma tante nerveusement, je sentais une prise ferme et dure sur mon bras. Cette poigne, je la connaissais bien. Tante Sarah était rouge de colère et je pense que si nous n'étions pas dans un lieu public, elle m'aurait sûrement déjà frappé. Le voyage jusqu'à la maison fut rapide, pour moi. Je me demandais ce qu'elle avait vu. J'allais bien vite le savoir.

    Le choc fut d'une rare violence. En même tant, se prendre une table dans le ventre vous coupe la respiration. Alors que je tentais de reprendre ma respiration, un autre coup m'en empêcha, puis un autre et encore un. Je ne les comptais plus.

    « Alors comme ça, on s'amuse ?! » hurlait ma tante, folle de rage. « Tu crois que je vais laisser passer ça ?! Tu vas quitter ma maison, et sur le champ! »

    Je restais silencieuse, me disant que c'était sûrement l'une des meilleures nouvelles qu'on ait pu m'annoncer depuis longtemps. Mais ma tante ne me laissa pas le temps de m'en réjouir et elle balaya net ma joie. La sonnette de la maison retentissait au même moment ou elle prononçait la phrase qui allait réduire ma vie en miettes.

    « Je t'envoie dans l'Asile Psychiatrique St Anne à Penzance (Sud Est de l'Angleterre). Tu es folle et je n'ai pas envie que tu t'en prennes à nous » lançait-elle avec son ton si tranchant.

    Mon cerveau ne digérait pas cette information. Je ne comprenais pas. Moi, folle ? Mais si je l'étais, c'était sa faute ! Mon cauchemar devint réalité quand des hommes en blanc franchirent le seuil du salon, des valises à la main. Ma tante fit ensuite, ce qu'elle faisait de mieux : elle joua la comédie. Je l'entendis au loin, elle se lamenta disant que lorsque j'ai appris la nouvelle de mon enfermement, j'étais rentrée dans une rage folle et que je m'étais cognée contre les meubles pour me faire du mal. J'entendais les pas se rapprocher de moi, j'aurais bien voulu reculer, mais les mains qui m'ont attrapé violemment me tenaient fermement. Je me débattais, l'image de mes gants gorgés de sang refit surface. Je commençais à hurler et à me débattre violemment. Puis je sentie une piqûre au niveau de mon bras et puis je sombrais. Le monde autour de moi s'écroula. L'inconscience me submergea. Le monde devint noir et il comptait bien le rester.
    Lorsque je me suis réveillée, une lumière blanche m'aveuglait. J'eus l'impression d'avoir fait un retour dans le passé. Je me levais brutalement, provoquant une violente nausée. J'essayais de bien respirer mais celle-ci ne passait pas, alimentée par la peur. Un bracelet à mon poignet attira alors, mon attention. Je n'en avais pas avant. Je le portais à hauteur de mon visage.

    « Alice N° 6784390 »

    Je restais interdite devant ce bracelet, ne sachant comment réagir. Puis ma mémoire me revient et je compris. Ma tante m'avait envoyée dans cet asile, cette prison, pour que je ne sois plus jamais heureuse. Je ne le reverrais jamais. Je ne reverrais plus jamais la personne que j'ai aimée pour la première fois de ma vie. Je ne rêverais plus jamais à ses côtés. La vie me paraissait soudainement si injuste que j'en hurlais. Je me frappais contre les murs, qui étaient d'ailleurs couverts de mousse. Les ongles griffèrent mes avant-bras jusqu'à en saigner. J'avais mal, mais je m'en fichais. Cela allait guérir. La douleur du cœur est la plus douloureuse et c'est aussi celle que l'on ne peut soigner. J'entendais qu'on ouvrait la porte. Des voix arrivèrent jusqu'à mes oreilles. Cette sensation de piqûre revient et je sus que cela ne serait sûrement pas la dernière. Ma vie fut ensuite rythmée par ces nombreuses crises de violence et des petites pilules de toutes les couleurs. On m'avait attribué le diagnostic : Problème de comportement, schizophrénie, dangereuse pour moi-même. J'étais surveillée, mais plus rien ne m'importait. Mes pilules. Seules elles pouvaient me satisfaire. Il suffit que j'en prenne une, deux, trois et je me retrouve projetée dans mon monde à moi. Ce monde où je peux regarder des théières roses et violettes voler et servir un si bon thé. Ce monde où je peux écouter des fleurs chanter, les tulipes sont si belles et la rose a une si belle voix. Ce monde où les papillons sont en pain d'épice et où les animaux parlent. Ce monde, je ne peux plus m'en passer. La nuit je ne dors pas. J'ai peur de fermer les yeux et de ne revoir que du noir. Je ne veux que voir mon monde à moi, si fabuleux, si coloré.

    La vie qui devait sûrement pensé qu'elle avait été d'une injustice monstrueuse avec moi, m'accorda une dernière chose avant de le laisser tranquille. Je venais d'avoir 15 ans. Mais je ne m'en souciais. Plus rien n'avait d'importance, si déjà je daignais à me rappeler de quoi que ce soit. Je n'aurais pas pu dire ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Ce moment où je l'ai revu. Nous avions le droit de sortir dans le jardin. L'asile était entouré de murs mais d'un côté seulement on pouvait voir le monde extérieur, c'est-à-dire, la forêt. Ce jour-là, il faisait beau et chaud. J'étais assise sur un banc, éloignée des autres, rêvant de théières volantes et de petites cuillères farceuses quand j'entendis une voix qui ne m'était pas inconnue. Lentement je tournais la tête pour regarder derrière moi. Je le vis : un grand haut de forme qui contraste avec sa petite taille, des cheveux roux mi-long et épais, des vêtements colorés. Mais malheureusement pour lui, je ne le reconnaissais pas. Mais je m'approchais quand même de lui. J'avais l'impression de le connaître et une des petites voix dans ma tête me disait que l'on pouvait lui faire confiance. J'atteins finalement la grille. Je l'écoutais parler. Il avait l'air si content de me voir, je l'écoutais avec probablement une expression indécise sur le visage. Il ressemblait à ces personnes qui peuplaient mon monde à moi. Alors qu'il me posait une question, je ne pouvais lui dire que :

    « Qui... qui êtes-vous Monsieur ? »

    Je ne remarquais pas son expression peinée qui ne dura que quelques secondes. Il se reprit vite et me fit comprendre qu'il allait me faire sortir de là et qu'ensuite nous pourrions aller tous les deux à Wonderland.

    « Qu'est-ce que... Wonderland ? » demandais-je.

    Il m'expliqua que c'était notre monde si fabuleux où tout n'est que folie et amusement. Puis il me parla de mon évasion. Il fallait que je me tienne prête. Mais prête à faire quoi ? Selon le Monsieur coloré, qui m'a redit son nom mais que j'ai déjà oublié, j'aurais quelque chose en moi qui s'appellerait un pouvoir et qu'en alliant le sien et le mien, je pourrais sortir d'ici. Je trouvais cela bien compliqué. Puis il m'expliquait ce que nous allions faire. Cela semblerait fou pour quelqu'un de normal, mais pour lui et moi cela était tout à fait logique. Je hochais doucement la tête, comme une enfant. Il me sourit et une image se superposa à celle que je vivais. On était dans un parc et il me souriait de la même façon. Puis la réalité refit surface. J'étais toujours derrière ces grillages, mais il était devant moi. Puis il prit congé de moi et me rappela que ce soir, il serait à ma fenêtre. Une seconde après son départ, une voix m'appela, me rappelant que c'était l'heure des médicaments. Je m'avançais lentement vers la porte, oubliant pas par pas ce que je venais de vivre et d'entendre.
    Le soir, j'étais couchée sur mon lit. Mes poignets étaient liées par des bandes en cotons pour éviter que je griffe. Mes pilules faisaient effet et alors que ma théière favorite, la petite rose, me servait un thé délicieux, j'entendis des coups à ma fenêtre. Il faut préciser que j'étais au première étage et que ma fenêtre comportait des barreaux. Je me levais tranquillement et monta sur mon lit pour regarder par la fenêtre. Celle-ci était petite, mais étant donné ma fine et petite taille, je n'aurais eu aucun mal à passer s'il n'y avait pas ces barreaux. En regardant par la fenêtre, je vis un homme qui m'était familier. Bien sûr, je ne me demandais pas comment je pouvais le voir par la fenêtre alors que j'étais au première étage. Mais plutôt : Qu'est-ce que ce monsieur fait là ? Une petite voix dans ma tête me dit que nous pouvons lui faire confiance. Alors que je réfléchissais, un vent frais ébouriffa mes cheveux blonds. La fenêtre était ouverte et les barreaux avaient disparu. Je ne me demandais pas non plus comment mais tout naturellement je pris la main que le gentil Monsieur me tendait. Mais alors que j'allais passer ma tête par la fenêtre, j'entendis une voix.

    « Ferme les yeux et pense à ton monde Alice, pense y très fort »

    Devais-je lui obéir ? Pourquoi pas ? C'est ce que je fis. Mon monde. Rose. Avec des fleurs et des chenilles bleues. Les nuages forment les lettres de l'alphabet. Je commençais à voler avec un papillon. Puis j'atterris sur une fleur. M'excusant de la déranger, je descendis en glissant le long de sa tige. Mes pieds nus touchèrent le sol humide et froid quand je me rendis compte que j'étais vraiment pieds nus sur l'herbe humide et froide. J'ouvris les yeux. J'étais dehors. Devant la porte de l'asile. Avec le Monsieur coloré. Il m'attrapa la main et m'emmena vers un pan des murs qui encerclaient le bâtiment. Sa main tenant toujours la mienne, il les posa contre un mur sa voix m'emporta de nouveau dans mon monde.

    « Ferme les yeux Alice » me dit-il.

    Mes yeux se fermèrent de nouveau. J'étais de nouveau dans mon monde, mais il était là lui aussi. Le sentiment qui m'emporta à ce moment la, je ne savais pas vraiment ce que c'était et même maintenant je ne sais pas. Mais une chaleur bienfaisante se diffusa dans mon corps. Nous étions devant un château qui ressemblait à un haut de forme. Il me montra les marches qui pouvaient nous permettre de passer de l'autre côté. Nous grimpâmes marche par marche et finalement nous passâmes de l'autre côté du mur. L'intérieur du château était magnifique. Il y avait des fleurs, des tables avec des gâteaux, du thé. Les théières dansaient et chantaient joyeusement. Une voix parvient à mes oreilles.

    « Veux-tu rester ici, Alice ? »

    Oh oui, j'en avais vraiment envie. Je descendis les marches quatre à quatre entraînant la personne à qui je tenais la main et que j'avais complètement oublié. Mes pieds touchèrent de nouveau l'herbe humide et froide et je rouvris les yeux inconsciemment. Nous étions dehors. Mais vraiment dehors. Je voyais la forêt, elle était là, juste devant moi. Je me retournais et je voyais le grand mur et l'on pouvait distinguer de l'autre côté l'horrible endroit. Ma main tenait toujours celle de l'homme coloré, mais je ne bougeais pas, ne sachant pas quoi faire. Je voulais retourner dans ce château. Prendre du thé et surtout prendre mes pilules. Mais je n'en avais pas. Je me retournais alors vers l'Homme coloré. Celui-ci me souriait et sort quelque chose de sa poche. Mes pilules ! Je voulais les lui prendre, mais il les plaça au dessus de sa tête, hors de ma portée.

    « Veux-tu venir moi ? Rester avec moi pour toujours dans ce monde si merveilleux ? T'amuser avec les théières, prendre du thé, écouter les fleurs chanter, voler avec les papillons... Le veux-tu ?

    Je hochais frénétiquement la tête, regardant mes pilules, puis lui. Il me sourit et me demanda une dernière chose.

    « Veux-tu être ma clef ? »

    Comme je ne savais pas de quoi il parlait, je hochais de nouveau la tête, attendant mes pilules. Son sourire s'élargit et il me plaça doucement mes pilules dans ma main droite avant de prendre ma main gauche et de m'emmener loin de cet endroit.

    On est enfin arrivé dans ce monde fabuleux dont je rêvais tant avant, selon... Meadow, l'homme coloré. Dans ce monde fou et amusant. Pendant quelques instants, je me souvenais de ces moments passés avec Meadow, puis ils partaient comme ils étaient venus. Des fois mes sentiments envers Meadow revenaient, mais ils repartaient aussitôt. Et cela se passa comme ça pendant deux ans. Je me souvenais, puis j'oubliais. Mais Wonderland était bien mieux que cet horrible endroit. Je prenais le thé, parlant avec mes théières et les cuillères. J'écoutais les bleuets qui chantaient un petit récital composé pour moi. Je regardais les papillons en forme de brioche voltiger autour de moi. Et Meadow était là. Je n'étais pas vraiment heureuse, joyeuse, comme avant. Je me contentais juste de ce que je possédais en ce moment. Et en ce moment, c'était Wonderland et Meadow.



    … Oh je n'aime pas me rappeler de cet endroit et de tante Sarah... Une, deux, trois... trois petites pilules et une bonne tasse de thé. J'ai soif.... Je ne parle pas autant d'habitude... Meadow serait content mais triste que je ne lui parle pas à lui.... La fin de récit sera court, vous savez ? … Allez finissons-en, pour que vous partiez vite... J'ai rendez-vous avec la rose blanche aujourd'hui, elle à écrit une nouvelle chanson....


    3ème Partie : La vie à L'Ambroise


    Un jour, alors que je prenais le thé entouré de magnifique fleurs, Meadow vint me voir et s'assoit à côté de moi. Il me parlait, en faisant de grands gestes et en souriant comme un enfant. Il me parlait d'un endroit nommé « Ambroise » et qu'il devait y aller et bien sûr, il fallait que je vienne aussi. Il ne voulait pas me laisser seule. Je hochais la tête sans comprendre un mot de ce qu'il racontait, mais je lui faisais confiance. Pourquoi ? Je ne sais plus. Et je le suivis. Emportant avec moi mes pilules multicolores et ma théière rose favorite. En arrivant dans cet étrange endroit, Meadow m'a dit que j'aurais une belle chambre rien que pour moi, comme avant, et qu'il pourra venir me voir plus souvent. Mais aussi, que je pourrais me faire pleins d'amis. Je ne connais pas vraiment le mot ami. Mais Meadow a ramené deux autres fille, il m'a dit que comme ça, si je le voulais, je pourrais jouer avec elle. Elles s'appellent Dee et Esther. Je crois que j'aime bien Esther. Dee ne me parle parle alors je ne lui parle pas non plus. Ici, à Ambroise, j'ai un travail. Je suis une clef. Je ne comprends pas tout, mais je fais ce que Meadow me demande de faire. C'est ce que je fais. Je fais ce qu'il veut et après je pars dans mon monde. Mon monde rose.






Dernière édition par Alice Liddel le Mar 1 Fév - 21:21, édité 1 fois
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Annie Duboiseavatarprofil +
MessageSujet: Re: La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é] Mar 1 Fév - 17:11

Je suis éblouie *____*, émerveillée *___*. Tu correspond tellement bien avec Meadow *___*.

Je n'ai rien à dire de plus, pas de correction à faire (pour moi hein ? ^^). Je tenais simplement à te dire que ta fiche est magnifique et que tu as très bien cernée le personnages d'après moi. Tu as fais du PP une véritable Alice *___*

Bref j'adore *___*

Cependant, je laisse le soin à Caïn de te valider ^^. Mais pour moi c'est ok ^^.
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InvitéInvitéavatarprofil +
MessageSujet: Re: La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é] Mar 1 Fév - 21:23

Maintenant que nous avons tout vu et corrigé via CB, je peux te valideravec grand plaisir ! ^^ Comme je te l'ai dis, ta fiche est très originale, proche du PP tout en lui donnant ta propre touche !

Tu peux maintenant créer ton journal, une demande de liens ou de rp !
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MessageSujet: Re: La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é]

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La Petite Folle d'Alice Liddel est là ! [Terminée !! è_é]

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